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A Nice, le feuilleton de la Gare du Sud continue
Le parvis et la façade de la Gare du Sud lors de son inauguration - © © Ville de Nice

A Nice, le feuilleton de la Gare du Sud continue

Rémy Mario (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 16/01/2014  |  AménagementTransportsPatrimoineAlpes-MaritimesBouches-du-Rhône

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Fermée depuis 1991, vendue par l’Etat à la Ville en 2002, puis inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, la Gare du Sud à Nice a fait l’objet ces dernières années de multiples tentatives de réaménagement. Malgré la réhabilitation récente du bâtiment voyageur, le futur du site est toujours en suspens.

Des façades polychromes et des décors strictement restaurées à l’identique, mis en valeur la nuit pas un éclairage décoratif, une salle des pas perdus reconstituée, des anciens espaces non publics aménagés en bibliothèque et salles de lecture... Longtemps restée à l’abandon, menacée de démolition, la Gare du Sud à Nice, créée en 1891 par Prosper Bobin pour la Compagnie des Chemins de Fer du Sud de la France, vient de retrouver une seconde jeunesse. La Ville, maître d’ouvrage, a investi 6,4 millions d’euros HT dans cette opération à laquelle s’est ajoutée la requalification du parvis par la Métropole Nice Côte d’Azur (685 000 euros HT). « Avec cette réhabilitation, c’est tout un pan du patrimoine de la ville qui est rendu à ses habitants et depuis que ce bâtiment a été fermé en 1991, je n’ai cessé de me battre pour qu’il soit préservé et voilà qu’aujourd’hui cette restauration est achevée », se félicite le député-maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi.

 

Vaste projet de réaménagement urbain

 

Une première étape qui s’inscrit dans un vaste projet de réaménagement urbain de la gare et de ses abords sur 2 ha, comportant notamment le remontage de l’ancienne halle aux trains, la création d’un parking souterrain de 700 places, de logements et commerces, d’équipements publics et d’un multiplexe. Au total, un programme de plus de 25 000 m² conçu par le cabinet Reichen et Robert et piloté par Icade qui a pris la suite d’ING Real Estate, lauréat en 2010 de l’appel à projet lancé par la ville. Une consultation qui faisait suite à l’arrêt et à l’abandon par l’actuelle municipalité d’un projet de nouvelle mairie préparé par le précédent maire, Jacques Peyrat. Et c’est là que les choses se compliquent : depuis 2011, un de ses anciens colistiers, Jean-Claude Mari, s’oppose devant les juridictions administratives à cette opération, contestant notamment la cession gratuite du foncier aux opérateurs privés pour réaliser l’opération. Débouté au tribunal administratif en janvier 2013, il a fait appel de cette décision devant la cour administrative d’appel de Marseille. Le jugement devrait être rendu dans le courant de l’année 2014 mais pourra encore faire l’objet d’un pourvoi en cassation en Conseil d’Etat. Un combat juridique qui pour l’heure hypothèque l’avenir du site.

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