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A Nevers, un monolithe de béton transfiguré par Xavier Veilhan
L'église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers (Nièvre), de Claude Parent et Paul Virilio - © © Raphaëlle Saint-Pierre

A Nevers, un monolithe de béton transfiguré par Xavier Veilhan

Raphaëlle Saint-Pierre |  le 10/10/2013  |  NièvreBâtimentArchitectureBétonBouches-du-Rhône

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Tant décriée lors de sa consécration en 1966, l’église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers (Nièvre), de Claude Parent et Paul Virilio, fait l'objet jusqu’au 3 novembre d'une intervention subtile de Xavier Veilhan. Le plasticien poursuit ici son projet «Architectones», démarré à Los Angeles où il a investi les villas de Richard Neutra, Pierre Koenig et John Lautner, puis la Cité radieuse de Le Corbusier à Marseille.

«L’une des idées de cette série d’expositions, c’est de permettre aux bâtiment d’être regardés différemment et, dans le cas présent, d’être mieux entretenus», explique Xavier Veilhan. L’artiste puise dans son «panthéon personnel» pour écrire «une histoire de la modernité». Il imagine d’abord intervenir dans une maison de Claude Parent mais ce dernier lui suggère plutôt l’église Sainte-Bernadette. Ce monolithe de béton brut marie le travail de Paul Virilio sur les bunkers et celui de Claude Parent sur la critique du plan moderne à travers la fracture et le basculement. Quant à la fonction oblique théorisée par le duo, elle se manifeste à l’intérieur dans les rampes inclinées en sens inverse. «C’était une prise de risque de faire ce bâtiment, pour moi mais aussi pour ceux qui assumaient de donner un objet difficile à accepter. Même moi en la revoyant, je me suis dit : quel culot!», s’amuse aujourd’hui Claude Parent, 90 ans, lors du vernissage.

A l'intérieur de l'église...
A l'intérieur de l'église... - © © Raphaëlle Saint-Pierre

Lithophanies

Xavier Veilhan recouvre le porte-à-faux de l’auvent d’entrée d’une série de fils fixés entre la toiture et le parvis, afin de rappeler que la forme architecturale naît d’une projection mentale. «Dans cette œuvre brutaliste, ce qui m’a frappé c’est le contraste entre l’extérieur et l’intérieur où règne une étrangeté et un onirisme assez doux», raconte-t-il. Dans la nef, il traite la lumière comme un matériau à part entière, en plaçant des filtres de celluloïd jaune sur les surfaces vitrées latérales et zénithales et en occultant les vitraux avec des toiles monochromes. Sur les côtés, des lithophanies dévoilent d’inquiétants bunkers en bois. Au centre, un faisceau de cordons tendus entre les bancs et le lanterneau matérialise les rayons de lumière à l’endroit de la faille. «Ce qu’il fait avec des bouts de ficelles et un éclairage est miraculeux. Je vois un objet renouvelé, réactualisé. Et pour ça, merci mon Dieu!», conclut Claude Parent.

Installation visible jusqu’au 3 novembre 2013. Ouvert le mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 14h et de 16h à 18h30. Visite commentée le vendredi à 10h et 12h, le samedi et le dimanche à 14h et 17h.

Sculpture de Xavier Veilhan
Sculpture de Xavier Veilhan - © © Raphaëlle Saint-Pierre

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