Bâtiment

A Nantes, six maisons positives préfigurent l’avenir du bâtiment

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle

Livrer six maisons individuelles à énergie positive (BEPos), avec trois systèmes constructifs différents et un prix de sortie d’environ 1 600 euros/m2. C’est le défi que s’est lancée la FFB 44 avec le projet Villavenir + Atlantique.

 

 Sur le modèle d’une opération similaire réalisée en 2009 par la FFB Nord-Pas-de-Calais (à l’époque en BBC), les ligériens placent la barre très haut. « Notre objectif est de se positionner comme une référence », indique George Charon, chargé de ce projet à la FFB 44. Car si le cahier des charges est exigeant en matière de performance énergétique (Bbio < 50, Cep entre 25 et 35 kWh ep/m 2/an, étanchéité à l’air < 0,3 m3/h/m2…), le programme est destiné à l’habitat social (il sera vendu à La Nantaise d’Habitation) et doit sortir avec un prix maîtrisé. « Nous devons résoudre une double équation avec un très haut niveau technique et des prix bas », explique Jacques David (Atelier David), qui réalise le projet en acier avec l’architecte Olivier Flahault et le bureau d’études fluides Isocrate. « Nous sommes dans le cadre de la RetD en autofinancement et tout l’enjeu est dans la reproductibilité du projet », ajoute-t-il en espérant des garanties de la maîtrise d’ouvrage.

 

Objectif reproductibilité

Pour la filière bois aussi l’industrialisation est la condition nécessaire à une reproductibilité avec un coût de construction décroissant. Et André Lefèvre, P-DG de Cruard Charpente SA, de citer en exemple le chantier du Crous, à Nantes, dont la première phase a été déficitaire et la troisième excédentaire. Pour ce projet Villavenir, les architectes d’Altersmith ont opté pour des murs périphériques en panneaux d’ossature bois et des logements de plain-pied en contact avec l’extérieur. Pour ces deux logements en bois, comme pour ceux en acier, les équipes ont opté pour un chauffage électrique. « On veut faire des maisons transposables dans n’importe quel site, avec une énergie disponible partout », justifie Marc Perrochaud (Isocrate). « Pour les maisons bois, qui possèdent moins de masse qu’une maison traditionnelle, nous voulions éviter les systèmes à inertie et nous avons opté pour un chauffage capable de réagir immédiatement », explique de son côté Vincent Braire (Pouget Consultants). En revanche, ce même bureau d’études a opté pour une solution de chaudière gaz microcogénération dans les deux maisons en maçonnerie (imaginées par l’agence Magnum et réalisées en brique de terre cuite par le groupe énorA). Enfin, pour compenser les consommations énergétiques et devenir positifs, les six projets ont recours soit à des membranes soit à des tuiles photovoltaïques.

Ces maisons seront construites à Nantes dans l’écoquartier « Erdre Porterie » dès le printemps pour une livraison prévue à l’été 2013. « De mars 2012 à juin 2013, le chantier sera un support de formation », rappelle Louis Richard, président de la FFB 44 qui invite les professionnels à suivre les évolutions, tant techniques qu’organisationnelles, que connaît la profession. « Nous sommes en conception-réalisation, c’est une rupture dans nos métiers, mais la tendance est d’aller vers des macro-lots et il faut que l’on apprenne à discuter et travailler ensemble », conclut-il.

 

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