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A Montpellier, Zaha Hadid achève « Pierres vives »
Vague - © © DR

A Montpellier, Zaha Hadid achève « Pierres vives »

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 28/07/2011  |  ArchitectureRéalisationsHérault

Le bâtiment à la morphologie complexe, imaginé par la lauréate anglo-irakienne du Prix Pritzker 2004, sera livré début 2012.
Le second œuvre est en cours de réalisation...

Au cœur du nouveau quartier du même nom, l'imposant paquebot baptisé « Pierres vives », conçu par Zaha Hadid, abritera à terme trois équipements : les archives départementales de l'Hérault, la bibliothèque départementale de prêt, ainsi que le service départemental des sports. Soit 28 500 m2 sur une parcelle de 35 000 m2. «Les formes de l'immeuble se fondent les unes dans les autres en définissant les différentes fonctions du complexe, mais tout en suggérant leur intégration finale (...). Les trois composantes du projet sont fondues dans une forme comparable à un tronc d'arbre à l'horizontale (...). Les branches poussent sur ce tronc pour permettre l'accès aux différentes zones de l'immeuble » explique l'architecte. Ainsi l'édifice est-il constitué d'un seul volume de 200 m de long pour une hauteur de 25 m. Les façades nord (la base de l'arbre couché) Est et Ouest (le tronc de l'arbre) sont constituées de différents plans verticaux, tandis que les autres façades présentent des inclinaisons de 36°...

Une « vague » de 400 m2

Les travaux de plâtrerie en cours (doublage-isolation, cloisonnement, plafonds suspendus) sont réalisés par l'entreprise marseillaise « Art Deco », sous le regard de Lafarge Plâtres. La complexité architecturale extérieure du bâtiment se retrouve en effet à l'intérieur : dans cet équipement en courbes et contre-courbes, les parois ne font souvent qu'un avec les sols et les plafonds. Ce qui impose une grande méticulosité technique et des contraintes de mise en œuvre importantes, assurées par une équipe permanente de 60 plaquistes. Un calepinage de haute précision a été nécessaire pour panacher les différentes plaques, intégrer les plinthes en bois, les grilles de ventilation et de climatisation, les trappes de visite, les luminaires, etc. Sans oublier la réalisation de parois cintrées, de joints creux, etc. ni les découpes acrobatiques qui en résultent... Ainsi, aux 14 000 m2 de plafonds suspendus s'ajoute une « vague » de 400 m2 qui parcourt le plafond de l'accès principal : ossature cintrée, plaques BA 13 standard, gorges lumineuses intégrées, etc. Totalement indépendante du bâtiment pour permettre la dilatation des éléments structurels du gros œuvre sur ses quatre côtés, cette « vague » située à 14 m de hauteur a nécessité la conception d'un échafaudage particulier dans la mesure où le sol de cet espace n'est pas plan. Zaha Hadid adore la complexité, mais ça on le savait déjà.

Intérieur-exterieur
Intérieur-exterieur

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