En direct

A Marseille, on teste la régénération des terres stériles avec des champignons
La plate-forme accueille 36 planches d’essais qui permettront de tester plusieurs configurations de terre, d’arrosage et de cortèges de végétaux. - © Christiane Wanaverbecq

A Marseille, on teste la régénération des terres stériles avec des champignons

Christiane Wanaverbecq (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 28/01/2021  |  MarseilleDéveloppement durableFriche OIN

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Marseille
Paysage
Développement durable
Friche
OIN
Valider
Pour lire l’intégralité de cet article, testez gratuitement lemoniteur.fr - édition Abonné

Au sein d’Euroméditerranée, un laboratoire pilote à ciel ouvert teste des solutions de régénération de terres stériles avec l’apport de champignons et d’optimisation de l’arrosage. En partenariat avec le CNRS et l’université de Montpellier, l’établissement public d’aménagement Euroméditerranée, Ilex et Egis vont se servir de l’expérimentation d’une durée de trois ans pour aménager de façon résiliente les 5,7 ha d’espaces publics du futur quartier des Fabriques.

Pour Isabelle Vignolles et Maël Camus, paysagistes de l’agence Ilex Paysage+Urbanisme, Sébastien Brisson, chef de projet chez Egis, et Brice Chandon, conducteur d’opérations chez Euroméditerranée, l’année 2021 démarre sous de bons auspices.

Déjà, après une année d’études et une autre de travaux, ils ont été heureux de réceptionner, le 21 janvier, un jardin de 3 500 m² au cœur du futur quartier des Fabriques, nouvelle pièce urbaine réalisée par la société de projet XXL Marseille (Bouygues Immobilier, Linkcity) dans la ZAC littorale de l’opération d’intérêt national Euroméditerranée.


Planches d’essai

L’autre motif de satisfaction est de pouvoir démarrer une expérimentation qui va les occuper pendant trois ans. Car le jardin que les passants aperçoivent depuis la rue de Lyon est temporaire. Il est la pièce maîtresse d’un laboratoire à ciel ouvert qui va servir à tester l’efficacité de plusieurs innovations avant leur mise en œuvre pour réaliser les 5,7 ha d’espaces publics, dont 20% végétalisés, dans les Fabriques. Seront testés différents matériaux drainants, la régénération de terres stériles, l’optimisation de l’arrosage, l’éclairage intelligent...

En y regardant de plus près, on constate en effet que le jardin est particulier car composé de 36 planches d’essais végétalisées. Toutes différentes, elles se répartissent autour d’une allée centrale, elle-même composée de plusieurs revêtements drainants de couleurs et de finitions différentes : pavés, bétons, enrobés... S’y ajoutent huit autres planches d’essais de mélange terre-pierre avec des matériaux du site recyclés.

Double approche

Cette expérimentation s’inscrit dans un travail de recherche en partenariat avec l’université et le CNRS de Montpellier avec une double approche sur le terrain et en laboratoire pour vérifier le bon développement de végétaux dans des sols comprenant une infime partie de terres naturelles, extraites dans la garrigue et le maquis qui entourent Marseille, et plus de 95% de matériaux prélevés sur site.

La recherche consiste, par ailleurs, à démontrer que l’apport de mycorhizes, chimères mi-champignon mi-végétal présents en millions d’unités dans chaque mètre carré de sol forestier, peut régénérer des sols scellés, confinés sous les bétons et enrobés. « Nous nous appuyons sur le principe que plantes et mycorhizes, dépendent l’un de l’autre pour leur alimentation et donc leur survie. Plus exactement, nous allons chercher à démontrer que l’association d’un pourcentage minime de terres naturelles riches de ces micro-aliments, de végétaux dotés de tout leur système racinaires, et enfin, de limons, pris dans ces sols scellés, crée un écosystème pérenne qui pourra s’auto-régénérer », précise Isabelle Vignolles.

« L’idée est de stimuler l’économie circulaire. Si on est capable de trier et de créer une filière locale de fabrique de terre à partir de limons qui ne sont pas toujours facilement valorisables, ce sera une grande avancée », renchérit Sébastien Brisson.

[...]

Cet article est réservé aux abonnés Moniteur, abonnez-vous ou connectez-vous pour lire l’intégralité de l’article.

Déjà abonné

Saisissez vos identifiants

Mot de passe oublié ?
Se connecter

Pas encore abonné

En vous abonnant au Moniteur, vous bénéficiez de :

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index

Commentaires

A Marseille, on teste la régénération des terres stériles avec des champignons

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil