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A Marseille, le port tente de renouer avec la réparation navale industrielle
Construite en 1972 pour recevoir des supertankers sur une esplanade gagnée, fermée depuis 15 ans, la «Forme 10» des bassins est du port de Marseille, se prépare à reprendre du service après un chantier de réhabilitation lancé à l’été 2013. - © © Port de Marseille Fos

A Marseille, le port tente de renouer avec la réparation navale industrielle

Rémy Mario (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 25/02/2015  |  BâtimentBouches-du-RhôneTechniqueTransports mécaniquesERP

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Grâce au développement du marché de la croisière en Méditerranée (1,3 million de passagers en 2014 et 493 escales dans la cité phocéenne en 2014), le port de Marseille voit se profiler de nouvelles opportunités dans la réparation et la maintenance des grands navires. A l’automne, la «Forme 10», la plus grande cale sèche de Méditerranée, sera à nouveau opérationnelle.

«S’il fallait aujourd’hui construire un tel ouvrage, l’investissement à engager serait de 600 millions» lance Christine Cabau Woehrel, présidente du directoire du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM). Construite en 1972 pour recevoir des supertankers sur une esplanade gagnée, fermée depuis 15 ans, la «Forme 10» des bassins est du port de Marseille, se prépare à reprendre du service après un chantier de réhabilitation lancé à l’été 2013. Cette remise à flot de la plus grande forme de radoub existante en Méditerranée, la troisième dans le monde (465 m de long, 85 m de large, soit l’équivalent de 4 stades de football) est rendue possible grâce à la mobilisation des partenaires institutionnels (l’Etat, le conseil régional PACA, le conseil général 13, le GPPM avec l’appui de la Caisse des Dépôts) qui engagent 28,1 millions d’euros dans le projet, auxquels s’ajoutent 3 millions d’euros d’investissements privés.

Test de flottabilité en avril

A l’intérieur de cet immense bassin de réparation navale actuellement fermé par la «porte» de 1975, le groupement Spie Batignolles TPCI, mandataire, EJN Negri, Setec TPI, Hydratec, Cofely Ineo finalise la réalisation d’un nouveau bateau-porte de 9100 tonnes en béton précontraint (87 m de long, 15 m de large, 13 m de haut), la pièce maîtresse du dispositif, prévue pour garantir l’étanchéité de la cale pour les 50 ans à venir. Fournis par Cemex, les 3600 m3 de BHP ont été mis au point pour résister à l’eau de mer et à un choc avec un supertanker ! « Après la pose et la mise en tension de quelque 17 km de câbles de précontrainte, un test de flottabilité aura lieu en avril, suivi de l’évacuation de l’ancien bateau-porte et d’un test de fermeture du nouvel ouvrage en juin» explique Philippe Bion, chef du département ingénierie du GPMM.

A l’intérieur de cet immense bassin de réparation navale, un nouveau bateau-porte de 9100 tonnes en béton précontraint de 87 m de long, 15 m de large et 13 m de haut est prévu pour garantir l’étanchéité de la cale pour les 50 ans à venir.
A l’intérieur de cet immense bassin de réparation navale, un nouveau bateau-porte de 9100 tonnes en béton précontraint de 87 m de long, 15 m de large et 13 m de haut est prévu pour garantir l’étanchéité de la cale pour les 50 ans à venir. - © © Port de Marseille Fos

Pour assurer l’étanchéité de la forme, le bateau-porte constitué d’une multitude de caissons va atteindre, une fois mis en place (une manœuvre de 35 minutes) un poids de 16 000 t et il faudra ensuite 3h30 pour vider les 480 000 m3 de l’ouvrage, avec un débit de 40 m3/s. Trois pompes d’épuisement assurent ce débit et la puissance électrique installée est de 6MW.

Mise en service à l’automne

La rénovation de la Forme 10 est prévue pour être achevée à la fin de l’été prochain et le premier navire pourra être accueilli par l’opérateur retenu par le GPPM pour l’exploitation de l’ouvrage -le groupement Mariotti, San Giorgio Del Porto et sa filiale Chantier Naval de Marseille- à l’automne. «Nous visons un marché de réparation et de maintenance d’une dizaine de grands navires de croisière par an mais la forme pourra être utilisée pour tous les navires de commerce ou pour l’offshore» soulignent les responsables de CNM (Chantier Naval Marseille). Le chiffre d’affaires attendu est de 20 millions d’euros par an. Mais pour l’heure, pas de commandes fermes n’ont encore été enregistrées.

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