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A Marseille, le Palais de Justice Monthyon retrouve son éclat
Le Palais de Justice réhabilité sera livré en mars prochain. - © © Tangram Architectes

A Marseille, le Palais de Justice Monthyon retrouve son éclat

Rémy Mario (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 03/02/2015  |  Bouches-du-RhôneRéglementationNormesBâtimentRénovation

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Confié par l’APIJ à GFC Construction et Tangram, cette réhabilitation en conception-réalisation a permis de remettre aux normes un bâtiment du XIXe?siècle tout en respectant sa dimension patrimoniale.

Un chantier de 22 mois en conception-réalisation qui a nécessité le recours à une quarantaine de sous-traitants et à 120 personnes en pointe. A Marseille, la réhabilitation du Palais de Justice Monthyon par GFC Construction avec le cabinet Tangram pour le compte de l’APIJ (Agence publique pour l’immobilier de la Justice) est en train de s’achever. Et grâce à de multiples et minutieuses interventions, ce bâtiment construit entre 1856 et 1862 (architecte: Auguste Martin), inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, va retrouver son lustre d’antan. «Ce type de projet est très intéressant car il doit concilier des exigences multiples: réhabiliter, améliorer l’acoustique du bâtiment, l’adapter aux exigences de fonctionnement de la Justice tout en respectant le caractère patrimonial des lieux et le tout dans le cadre d’un budget qui doit être maîtrisé» explique Emmanuel Dujardin qui dirige l’agence Tangram.

Réduction des consommations énergétiques

Sur cet ensemble de 7400 m² qui n’avait jusqu’à présent connu aucune grande rénovation, les équipes de GFC Construction ont mené de longs travaux préalables: désamiantage (59 tonnes évacuées), confortement de la structure (nombreuses poutres changées), reprise des planchers (en béton alvéolé). Il a fallu aussi démolir tous les édicules construits au fil du temps dans le bâtiment (des baraquements servant de stockage ou de bureaux) pour qu’il retrouve ses volumes originaux et permettre ainsi à nouveau à la lumière naturelle de pénétrer dans les lieux. «La seule réfection de la verrière qui coiffe la salle des pas perdus à une vingtaine de mètres de hauteur a nécessité 6 mois de travaux et nous avons dû aussi réparer des centaines de fissures liées à des désordres antérieurs subis par le bâtiment» précise Xavier Gondran, responsable des travaux pour GFC Construction. Un autre défi était d’améliorer les performances énergétiques du bâtiment en faisant chuter de 40% les consommations. Les solutions mises en œuvre ont été une isolation par l’intérieur, de nouvelles menuiseries et une ventilation double flux avec pompe à chaleur. La redistribution des locaux a permis d’affecter le troisième et dernier étage du bâtiment à l’accueil des locaux techniques.

Les décors et ornements de la salle des pas perdus ont été nettoyés, restaurés et remis en valeur.
Les décors et ornements de la salle des pas perdus ont été nettoyés, restaurés et remis en valeur. - © © Gabrielle Voinot

Amélioration des performances acoustiques

Après cette phase préalable, les PME régionales spécialisées ont pu prendre le relais pour restaurer et redonner leur éclat aux nombreux matériaux, décors, boiseries et sculptures qui ornent cet ensemble. «Nous avons privilégié dans les salles d’audience un jeu de teintes claires et grises, pour apporter une certaine sérénité dans ce lieu solennel» précise Aline Charrière, architecte de Tangram. Pour améliorer l’acoustique lors de la tenue des audiences, une demande forte de la maîtrise d’ouvrage, des tissus et des panneaux absorbants ont été discrètement glissés dans les boiseries sans modifier la décoration.

Des teintes claires et grises ont été privilégiées dans les salles d’audience.
Des teintes claires et grises ont été privilégiées dans les salles d’audience. - © © Gabrielle Voinot

A l’extérieur, les façades dont les pierres étaient cassées ont été réparées tout comme les sculptures ornementales puis nettoyées par hydrogommage ou manuellement pour les décors. «Au final, un traitement par biominéralisation a été appliqué pour renforcer, par l’apparition d’un calcin, la solidité de la pierre» précise Xavier Gondran.

Maître d’ouvrage: APIJ (Agence pour l’immobilier de la Justice);

Conception-réalisation: groupement GFC Construction (mandataire) avec Tangram Architectes, Garcia Ingénierie et Cica (bureaux d’études);

Entreprises: GFC Construction (gros œuvre), entreprise générale avec Marbrier Pierre Taille (façades et escalier monumental), BL Industries (verrière et ouvrages vitrés spécifiques), Ateliers Ferignac (menuiseries extérieures), Semf et Art du Bois (menuiseries intérieures), Mattout (marbres), SNP (peintures), etc.;

Marché: 15,5 millions d’euros.

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