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A Lyon, un schema directeur de developpement hôtelier

le 23/03/2001  |  TourismeRénovationRhôneEuropeTravaux publics

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Il doit contribuer à orienter les implantations d'enseignes. L'offre de celles-ci explose et la part des hôtels indépendants diminue. Beaucoup d'indépendants ont disparu faute de pouvoir financer des travaux d'amélioration. Les résistants rénovent et adhérent aux réseaux volontaires.

Avec le doublement en trois ans du nombre de congrès et le récent développement du tourisme d'agrément induit par le classement au patrimoine mondial de l'Unesco, la fréquentation des établissements lyonnais a grimpé. A tel point qu'en 2000, l'agglomération s'est dotée d'un schéma directeur de développement hôtelier pour orienter les implantations d'enseignes. Il prévoit la création de 1 200 chambres en 2003, et, selon Roland Bernard, président des Hôteliers du Rhône, l'objectif devrait être atteint. Cependant, la prolifération des catégories bas de gamme inquiète les indépendants, et la chambre syndicale des hôteliers dénonce les positions abusives, avec en ligne de mire Accor. « Nous estimons indispensable de bloquer les chaînes économiques au profit d'un quatre-étoiles luxe, pour tirer l'offre vers le haut », indique Roland Bernard. Un souhait qui pourrait devenir réalité en 2005, avec la construction d'un Marriott, liée au projet de nouveau Palais des congrès de 3 000 places. L'hôtellerie lyonnaise se démarque sensiblement de la moyenne nationale : les grandes chaînes (principalement Accor et Envergure), toutes catégories confondues, pèsent 49 % du marché dans le Grand Lyon et 45 % dans Lyon intra-muros. Aujourd'hui, l'hôtellerie indépendante (140 hôtels) est très morcelée. Outre de petits établissements familiaux, elle ne compte plus qu'une poignée de multipropriétaires : le groupe immobilier Giorgi, Roland Bernard et Christian Lameloise. Selon Gérard Veilex, conseiller tourisme à la chambre de commerce et d'industrie de Lyon, une dizaine de petits hôtels (350 chambres) ont disparu ces dernières années, leur vétusté nécessitant des investissements trop importants pour leurs propriétaires. A raison de 3 049 euros (20 000 francs) à 15 245 euros (100 000 francs) par chambre, parfois jusqu'à 30 489 euros (200 000 francs), la facture est lourde. « Pourtant l'hôtellerie indépendante a fait de gros efforts, un établissement ne peut se passer d'effectuer des travaux de réfection ou de maintenance lourde tous les cinq ans. Cela correspond, à Lyon, à un potentiel de 3 400 chambres à rénover, soit 30,7 millions d'euros (200 millions de francs) à investir », affirme Roland Bernard. Lui-même va entreprendre pour 760 000 euros (5 millions de francs) de travaux sur le Grand Hôtel des Terreaux (photo). Une dizaine de rénovations sont en cours, le Celtic, le Bristol, ou ont été réalisées récemment, l'hôtel de Créqui (extension de 24 chambres), et le Roosevelt hôtel. Les créations d'hôtels indépendants sont rarissimes. Seuls deux établissements ont vu le jour : le Longchamp (42 chambres) à Craponne et Soleil et Jardin (22 chambres) à Solaize, tous les deux affiliés au réseau d'indépendants Best Western.

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