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A Lyon, la reconquête de la Vallée de la chimie entre dans une nouvelle phase
Acteurs publics et privés mobilisent leurs fonciers disponibles pour permettre l’implantation d’activités innovantes dans la Vallée de la chimie. - © © Emmanuelle N'Haux

A Lyon, la reconquête de la Vallée de la chimie entre dans une nouvelle phase

Emmanuelle N’Haux (Bureau de Lyon du Moniteur) |  le 01/09/2016  |  ArchitectureRhône

Un nouvel appel à projets vient d'être lancé en direction des porteurs de projets innovants dans les domaines de la chimie, des cleantechs, de l'énergie et de l'environnement qui souhaiteraient s'implanter dans la vallée de la Chimie et bénéficier d'un accompagnement réglementaire et technique.

Lancé en 2014, l'"appel des 30 !" mobilise acteurs publics et privés dans la mutation de la vallée de la Chimie, située au sud de l'agglomération lyonnaise. L'idée des partenaires – Métropole de Lyon, communes, région, état, industriels et partenaires financiers– est de favoriser l'implantation de nouvelles activités économiques en mobilisant des fonciers publics et privés disponibles. « Cet appel à projets concerne les acteurs des filières de la chimie, de l'énergie, de l'environnement portant des projets innovants et des opérateurs en immobilier d'entreprises », indique Frédéric Laroche, directeur de la mission Vallée de la chimie au sein de la Métropole de Lyon.

Sur les soixante hectares ainsi identifiés, un tiers est en cours de reconquête, un tiers à l'étude et le dernier tiers fait l'objet du deuxième appel à projets, dont le dépôt des candidatures est attendu pour la fin octobre. Nouveauté cette année, des sites à vocation photovoltaïque ont été fléchés. « 87 000 m² sont mobilisables pour l'implantation d'installations solaires photovoltaïques soit en couvrant des surfaces de parking avec des ombrières soit des surfaces de toitures de bâtiments existants », souligne le directeur de la mission.

Paysage productif

Dans le cadre de ce deuxième appel à projet, 33 hectares seront également mobilisables pour conserver le paysage naturel et développer un « paysage productif ». Des activités paysagères innovantes dans les domaines de la culture de biomasse pour l'énergie, de dépollution des terres, de lutte contre le réchauffement climatique, entre autres, sont attendues. A l'instar de Serpol, filiale du groupe Serfim, qui développera sur 3 hectares son projet Phytocentre, centre de dépollution des sols écologique.

Depuis le lancement de ce dispositif, près de 300 millions d'euros, dont 70% de financement privé, ont été investis.

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