Immobilier

A Lille, le groupe Besix met un pied dans la promotion française

Mots clés : Chapiteaux, tentes, structures

En livrant un premier immeuble de bureau à Euralille, conçu par Bernard Reichen, le groupe belge Besix tente une entrée dans la promotion française.

 

Le major belge de la construction Besix fait une entrée remarquée dans la promotion française avec la livraison de l’immeuble de bureaux « Perspective » dans le quartier de Chaude Rivière à Euralille.

Cette première opération du groupe belge hors de son pré carré du Benelux a été conclue en partenariat avec Nacarat, filiale de promotion du groupe nordiste Rabot Dutilleul. « Nous aimons partager les risques avec un partenaire bien implanté localement », précise Bernard Van Essche, responsable du développement de Besix Real Estate Development (RED) en France.

Le géant belge du BTP, qui construit des tours et des îles artificielles au Moyen-Orient ou des usines en Australie est plutôt prudent dans la promotion française : « Nous concentrons nos recherches sur les marchés matures d’Ile-de-France, de Lyon, et bien sûr de Lille en raison de la proximité », expose le nouveau promoteur.

Le groupe, qui construit en France la tour Carpe Diem à La Défense ou le centre technique d’EDF à Saclay, dispose de fonds propres importants et peut ainsi débloquer un projet mûr en mal de financement.

 Alliance gagnante avec Bernard Reichen

L’arrivée de Besix dans la promotion en France s’est décidée à l’été 2008, sur le concours promoteur-architecte de l’îlot 10.4B d’Euralille, dernier disponible dans le quartier de chaude rivière. Parti avec l’architecte-urbaniste Bernard Reichen avec qui le Belge construit la Tour de la Défense, le groupe répond d’abord seul pour sortir ce lot complexe de 13500 m² de bureau sur une parcelle en longueur, de 19 mètres de large et 140 mètres de long, le long du casino Barrière et face aux bâtiments de Dominique Perrault et Dussapin-Leclercq.

Bernard Reichen propose d’y jouer une carte modeste, « en politesse avec les bâtiments qui l’entourent », jouant une carte originale : les quatre niveaux de parkings sont en superstructure, surélevant d’autant les premiers niveaux de bureaux. Les avantages sont nombreux. « Les coûts de travaux sont amoindris, les risques liés à la pollution sont nuls, et la question de la façade aveugle le long du casino est réglée ». Au-dessus, Besix développe des plateaux classiques de bureau de 18 mètres de large divisibles, bénéficiant de deux cages sur la longueur. Ce nouveau bâtiment marquant une nouvelle entrée de ville, un signal architectural était demandé. Bernard Reichen y répond par une pointe très affûtée, accentuée par un pliage de la façade côté sud.

Prochaine étape : Lyon

La partie remportée, Besix s’associe avec Nacarat pour partager les risques alors qu’outre-Atlantique la faillite de Lehman Brothers faisait trembler le système financier. Cette association s’est poursuivie pour les travaux, Besix comme entreprise générale, confiant le gros œuvre à Rabot Dutilleul Construction. La SNCF a ensuite confirmé son intention de louer plus de la moitié des espaces, permettant le démarrage du chantier.

L’immeuble, déjà cédé à un investisseur, se veut le premier d’une série de promotions. Prochaine étape de Bernard Van Essche à Lyon, où le groupe vient de passer son oral pour un bâtiment de 17500 m² avec GR Promotion à Limonest.

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