A la (re) conquête de la quatrième fleur : Guyencourt-Saulcourt 4/5
Temps de repos pour les chevaux, à mi-parcours de la visite - © laurent miguet

A la (re) conquête de la quatrième fleur : Guyencourt-Saulcourt 4/5

Laurent Miguet |  le 30/09/2019  |  Espaces vertsSommeBiodiversité

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Ouvert à Compiègne, suivie de Livry-Gargan et Arras, le feuilleton paysager de la rentrée commence sa séquence rurale à Guyencourt-Saulcourt (Somme). Le 21 août, Paysage Actualités y a partagé les émotions d’un village candidat à la quatrième fleur, grade suprême de la hiérarchie des villes et villages fleuris. Verdict le 8 octobre à la séance plénière du jury national.

Le martèlement des sabots scande la traversée de la rue principale du village de 130 habitants, dans la haute Somme. Conduite à pas lents par Philippe Waree, ancien prof de philo devenu agriculteur, la calèche stoppe tous les 30 à 50 mètres, le temps d’inventorier et d’admirer les massifs du multi-lauréat des communes fleuries : médaillée d’or au concours européen de l’Entente florale en 2010, prix de la diversité végétale en 2016 au concours des villes et villages fleuris de France, Guyencourt-Saulcourt joue cet automne le renouvellement des quatre fleurs qu’elle détient depuis 2002.
Incollable sur le nom latin des 80 espèces d’arbustes choisis pour répartir les floraisons jusqu’à Noël, le maire Jean-Marie Blondelle commente les effets d’une sécheresse trop longue, heureusement interrompue par la pluie du dernier jour de juillet. Déjà, il anticipe les interventions à venir dans les prochaines saisons de son village jardin.

Jean-Marie Blondelle
Jean-Marie Blondelle - © Laurent Miguet

Maire depuis 2008, Jean-Marie Blondelle approfondit le sillon du fleurissement communal, tracé par son prédécesseur Michel Thiery

Troupe multigénérationnelle

Clé de la passion botanique de ce pharmacien à la retraite, le renouvellement permanent du décor végétal de Guyencourt-Saulcourt fédère la troupe multigénérationnelle et joyeuse qui l’entoure, ce 21 août à l’issue de la visite en calèche, pour accueillir le jury du conseil national des villes et villages de France (CNVVF). Pilier de sa garde rapprochée, le maire honoraire Michel Thiery préside Guyencourt Nature, l’association créée pour développer le fleurissement avec le trop plein de dons récoltés pour restaurer l’église. Leur complicité se lit dans les talus abaissés dans les années 1980 par l’ancien maire, pour laisser s’épanouir les floraisons entretenues par son successeur.

Autosuffisance végétale

Depuis peu, des chaises ponctuent les accotements enherbés du centre du village : « L’idée m’en est venue lors de la visite du Jardin Jean-Marie Pelt à Nancy », confie Jean-Marie Blondelle. A côté d’une de ces nouvelles assises, une boîte à livres enrichit les fonctions de l’abribus des écoliers. En face, sur une parcelle qu’il a rachetée après le décès de son propriétaire, le maire entretient la pépinière qui assure l’autosuffisance du village en vivaces et annuelles, deux familles désormais à égalité dans la palette végétale de Guyencourt-Saulcourt.

La mare avoisinante et grouillante de vie confirme l’infléchissement écologique des espaces verts communaux : « La biodiversité a remplacé les bacs de fleurissement », se réjouit Jean-Marie Blondelle.

marie Guyencourt-Saulcourt
marie Guyencourt-Saulcourt - © Laurent Miguet

La mare du village, havre de biodiversité

Point de  passage obligé de la transition écologique, la gestion différenciée s’applique jusqu’aux confins du village : aux lisières du bois devant la chapelle Notre-Dame de la Délivrance, un panneau signale une prairie naturelle, à côté des espaces fraîchement fauchés où les chevaux et les visiteurs prennent un temps de repos. Au fond de la prairie, les ruches stimulent la reproduction des fleurs.

Rayonnement régional

Célébré chaque premier week-end de juillet lors de la fête locale des villages fleuris qui a tenu sa 16ème édition cette année, l’engagement de Guyencourt-Saulcourt déteint sur son territoire : premier vice-président de la nouvelle communauté de communes de la Haute-Somme issue de la fusion de cinq entités précédentes, Jean-Marie  Blondelle y assume le rôle de référent pour le plan paysage élaboré par Seed, dans le cadre d’une mission plan de paysage du cœur des Hauts-de-France. Après les promenades à vélo de la phase diagnostic, le debriefing prévu cet automne confortera un modèle : celui d’une commune où le fleurissement s’affirme comme vecteur du vivre ensemble entre les humains et l’ensemble du monde vivant.

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