En direct

A La Garde-en-Oisans, un nouveau beffroi pour l'église Saint-Pierre
Eglise Saint-Pierre - © © Google earth

A La Garde-en-Oisans, un nouveau beffroi pour l'église Saint-Pierre

VINCENT CHARBONNIER |  le 19/07/2013  |  TechniqueBâtimentHaute-SavoieIsèreSavoie

A l’occasion de l’étape du 19 juillet, les coureurs s’élancent depuis Bourg-d’Oisans pour rejoindre Le Grand-Bornand. Située à quelques kilomètres au sud de la ville de départ, la commune de La Garde-en-Oisans a bénéficié de travaux historiques. Attendue depuis le début du XXe siècle, la troisième cloche du beffroi de l’église Saint-Pierre à La Garde en Oisans a été installée en avril dernier.

C’est une dette morale de près de cent ans que vient d’acquitter la commune de La Garde-en-Oisans (Isère). En 1917, l’ancien instituteur du village avait légué à la collectivité à sa mort une somme de 10 000 francs or (l’équivalent de quelque 500 000 euros d’aujourd’hui) avec le souhait de créer un bureau de bienfaisance (ce qui fut fait) et d’installer une troisième cloche au beffroi de l’église prieurale locale. Un vœu resté non exaucé !

Une troisième cloche pour le beffroi de Saint-Pierre

 

L’installation de cette troisième cloche de 190 kilos a été l’occasion de démonter et de remplacer le beffroi en chêne massif du clocher. Repris en 1839, celui-ci avait été mal conçu, les cloches venant taper la maçonnerie de l’édifice, le fragilisant, si elles étaient frappées trop fortement. La commune a donc profité de la pose de cette cloche en ré, fondue par les établissements Paccard à Sevrier en Haute-Savoie, pour consolider l’édifice.

Quatre stères de chêne bourguignon ont été substituées à l’ancien ouvrage à l’origine des désordres par les équipes de l’entreprise Paccard qui a réalisé ce chantier dans sa globalité. Fondue le 29 novembre 2012, la nouvelle cloche a été installée fin avril et baptisée comme il se doit par l’évêque de Grenoble le 1er mai 2013.

« On est reparti pour plusieurs siècles »   

Ces travaux ont fait l’objet d’une convention entre la commune et la Fondation du Patrimoine qui a pris en charge par le biais d’une souscription les deux tiers de la facture, d’un montant d’un peu plus de 30 000 euros. « Avec ce nouveau beffroi et cette cloche, on est reparti pour plusieurs siècles », note Aurélien Soustre, adjoint au maire de La Garde-en-Oisans, chargé de ce dossier. Le clocher de style roman de l’église prieurale date de la fondation de l’édifice religieux au onzième siècle.








Pierre-Olivier Apprin (Apprin Matériaux SAS) : de l’exploitation de carrière au négoce.

portrait de Pierre Olivier Apprin
portrait de Pierre Olivier Apprin




« Mon métier, c’est négociateur ! ». Pierre-Olivier Apprin, président d’Apprin Matériaux SAS, ne se raconte pas d’histoires. Ses cinq agences sont situées dans la vallée de la Maurienne, en Savoie (73), sur une zone de chalandise non seulement réduite (environ 45000 habitants), mais géographiquement bornée (120 km), et la concurrence est féroce. Résultat : le prix du moindre morceau de tuyau se discute au centime près et l’augmentation des marges, voire leur simple maintien, est une lutte de tous les instants.

L’histoire d’Apprin Matériaux SAS commence dans les années 1870, quand René Apprin démarre l’exploitation, à St-Jean-de-Maurienne, d’une carrière de gravier, ballast, sable pour le génie civil et de matériaux pour la construction. C’est seulement près d’un siècle plus tard, à la fin des années 1970, qu’un premier dépôt est créé, celui de Pontamafrey Montpascal, destiné à la vente de matériaux complémentaires : ciment, ferraille, agglos (fabriqués maison à l’époque)… Un autre dépôt suit au milieu des années 1980, à l’enseigne de Sermat à Aiton, tandis que les dépôts de St-Etienne-de-Cuine et de St-Jean-de-Maurienne sont rachetés dans la foulée. Le dernier dépôt entré dans le giron de l’entreprise, celui de Modane, est ouvert en 2005 par Pierre-Oliver Apprin qui, après le départ en retraite de son père, devient à la même époque le nouveau président d’Apprin Matériaux SAS.

Entré dans l’entreprise en 2001, à l’âge de 27 ans, Pierre-Olivier Apprin représente la sixième génération Apprin aux commandes. Est-ce que c’était écrit, programmé, obligé ? Pas du tout. Pourtant, lorsqu’à la fin de ses études – consacrées à la gestion des entreprises et au management –, son père finit par lui demander si oui ou non il envisage de prendre sa succession dans l’entreprise familiale, il répondra oui : « A un moment donné, on se rend compte que c’est viscéral, que c’est ancré et qu’on ne peut aller contre ». Pour autant, les premières années n’ont pas été qu’une partie de plaisir. Que fait alors Pierre-Olivier Apprin ? Il reprend en main le négoce: évolution des plans de vente, rajeunissement des équipes, création de l’agence de Modane puis développement du chiffre d’affaires. En 2006, Apprin Matériaux SAS devient adhérent BigMat, après avoir quitté Promater, groupement d’achat régional intégré à France Matériaux depuis. Un choix réfléchi et dicté par les valeurs que défend BigMat, soit une certaine transparence et la convivialité entre adhérents. Mais comme tous, il reste un indépendant farouche, « ce qui n’est pas forcément simple à gérer pour l’enseigne ».

La recette gagnante du négoce en matériaux selon Pierre-Olivier Apprin ? Localement, l’implantation fait la différence : ses cinq points de vente, même s’ils sont un peu trop proches les uns des autres, lui procurent une bonne proximité avec la clientèle, qu’il livre où qu’elle aille, même à 200 km. Ensuite, trois ingrédients sont à ses yeux nécessaires : le relationnel avec la clientèle, la compétence technique et les prix. Si les grands groupes nationaux, voire régionaux, ont toujours avec eux les prix et souvent le relationnel, ils ont plus rarement la compétence technique, étant donné le « turn-over » qu’ils subissent. De plus, leur manque de latitude sur le terrain et leurs rigidités de fonctionnement les pénalisent la plupart du temps. Pour autant, le directeur d’Apprin SAS n’oublie pas qu’ils ont des atouts – une offre produits supérieure, une bonne synergie entre agences… – et se méfie de la souplesse de fonctionnement qui, à trop haute dose, peut avoir des effets pervers. En matière de management, sa ligne est simple et marquée du sceau du bon sens : « Pas de confiance sans contrôle ». D’autant qu’elle n’empêche pas la proximité avec les collaborateurs – une trentaine en tout –, avec lesquels il fait en sorte de garder le contact.

Si c’était à refaire ? Pierre-Olivier Apprin ne changerait (presque) rien, même s’il apprécierait un peu plus « d’international » dans son activité professionnelle. Né à St-Jean-de-Maurienne, habitant à St-Jean-de-Maurienne, il arrive qu’il se sente un peu à l’étroit sur son territoire et il apprécie les réunions de la commission « Finances » BigMat, à laquelle il participe. L’occasion pour lui de descendre de sa vallée…

Pour en savoir plus, venez découvrir le Tour de France des régions BigMat surhttp://www.letourbigmat2013.fr



 Retour au Tour de France de la construction 2013

Fiche technique

Maître d’ouvrage : Ville de la Garde

Charpente, fonte et installation d’une troisième cloche : Paccard (Sevrier – Haute-Savoie)

Montant des travaux : 31 000 euros, financés pour les deux tiers par une souscription.

Commentaires

A La Garde-en-Oisans, un nouveau beffroi pour l'église Saint-Pierre

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code des juridictions financières

Code des juridictions financières

Date de parution : 12/2018

Voir

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

Date de parution : 12/2018

Voir

Le ravalement

Le ravalement

Date de parution : 12/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur