A l'École du Toit de Plérin, une formation accélérée pour de jeunes couvreurs

Appuyée par le CFA, l’École du Toit de Plérin, dans les Côtes-d’Armor, a ouvert ses portes en octobre dernier. Lancé fin 2021 par Asturienne, ce dispositif de formation accueille 5 apprentis âgés de 25 à 30 ans, en Bretagne. S’ils sont tous en reconversion, ces jeunes ont des parcours professionnels très différents, mais sont tous attirés par le travail en plein air.

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A l'École du Toit de Plérin, une formation accélérée pour de jeunes couvreurs

Dans le grand atelier du CFA Bâtiment de Plérin, une vingtaine d’élèves s’exercent à mesurer, tailler et poser des ardoises. Parmi eux, cinq apprentis ont fait leur rentrée à l’École du Toit le 10 octobre dernier. Ils sont tous en contrat d’alternance : 15 jours en entreprise et une semaine à l’école, avec, au programme, 450 heures de formation et 70 heures additionnelles de sensibilisation à la rénovation énergétique. Ils préparent le titre professionnel de couvreur-zingueur. Cette certification est délivrée par le Ministère du Travail et de l’Emploi, après 8 à 9 mois d’une formation gratuite. « La durée plait beaucoup, car c’est une formation courte, précise Mme Frassati, responsable pédagogique. Il s’agit d’acquérir essentiellement des compétences métiers. Les enseignements reposent sur des matières du champ professionnel. Il n’y a pas de remise à niveau, avec des cours de maths et de français comme en CAP ou en BEP. »

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Vie personnelle


Cette semaine, Callum suit ses premiers cours au CFA, après un mois passé en entreprise. Il a 28 ans, il est anglais d’origine écossaise. Auparavant, il était technicien de réparation dans les réseaux optiques. Mais il ressent le besoin de changer, d’acquérir des techniques précises, d’exercer un métier concret . « Mon père est dans le bâtiment. J’ai aussi des amis couvreurs qui s’en sortent bien et je sais que ce secteur d’activité rencontre une pénurie de main d’œuvre. En plus, j’adore travailler en plein air », explique-t-il. Une formation de couvreur-zingueur devient, pour lui, une évidence. « J’ai besoin de savoir que mon activité professionnelle pourra aussi être utile dans ma vie personnelle. Je suis propriétaire d’une maison, être couvreur ça peut aider ». Une recherche lui a permis de trouver rapidement le site internet de l’École du Toit. Asturienne l’a mis en relation avec une entreprise cliente, qui le forme en alternance : « Je découvre les contraintes du terrain avec les toits des maisons bretonnes qui ne sont jamais droits, s’amuse-t-il. J’aimerais beaucoup rester avec mon patron après la formation. »

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Pour Emmanuelle Frédier, DRH chez Asturienne et en charge du projet, l’École du Toit enclenche un véritable cercle vertueux : « Ce dispositif permet vraiment de créer du lien. Nous choisissons d’ouvrir les écoles dans les villes où sont implantées nos agences, car elles peuvent mettre les élèves en relation avec nos clients. Tout le monde est gagnant : notre entreprise, nos clients qui peuvent recruter plus facilement et les apprentis qui découvrent un métier passionnant. La motivation est d’ailleurs le principal critère de sélection des candidats ».

Motivation


Gautier habite à Vitré et ne manque pas de motivation, justement. Il fait deux heures de route chaque jour pour venir à l’école : « Ce n’est pas un problème, on se débrouille, on fait du co-voiturage ». À 26 ans, il a déjà une bonne connaissance des toits : il était commercial chez Technitoit pendant quelques années. Mais il ne veut plus rester enfermé dans un bureau. « Choisir un métier de plein air revient à chercher une forme de liberté. Pourquoi couvreur plutôt qu’un autre métier dans le BTP ? C’est un peu comme choisir un sport parmi les autres : on aime ou on n’aime pas. Il faut surtout apprécier le travail en hauteur et ne pas avoir le vertige ». Gautier reconnait que le salaire est aussi un excellent moteur : « La formation est gratuite et l’entreprise où je suis en alternance me paie. Je sais aussi qu’un couvreur peut gagner entre 1600 € et 2500 € par mois ». Après la certification, il aimerait rester dans son entreprise actuelle. Mais il ne ferme pas la porte à d’autres opportunités.

Le projet de l’École du Toit se poursuit avec succès. Après Evreux, Roubaix, Marly, Montrouge, Pont-à-Mousson et Plérin, les villes de Trappes et Bordeaux accueilleront deux nouvelles promotions de futurs couvreurs-zingueurs en janvier 2023. Plusieurs ouvertures d’écoles sont également prévues pour la prochaine rentrée scolaire de septembre 2023.

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