Etat et collectivités

A Gennevilliers, des locataires refusent la « casse » de leur HLM

Une « convention de rénovation urbaine » de deux quartiers de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a été signée vendredi matin à l’Hôtel de ville, devant lequel quelques dizaines de locataires manifestaient contre la démolition de leur HLM.

La convention, d’un montant de 198 millions d’euros, signée avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), prévoit 627 démolitions et reconstructions et l’aménagement d’espaces publics, dans les quartiers du Luth (110 millions) et des Grésillons (80), selon la mairie.
Rassemblés autour d’une banderole de la « coordination anti-démolition des quartiers populaires d’Ile-de-France », une trentaine de personnes ont manifesté contre le projet de démolition de la cité des 3F, aux Grésillons, en jugeant « honteux de dépenser tellement d’argent public pour casser des HLM en bon état, alors qu’il y a 3 millions de mal logés en France ». Une religieuse catholique arborait notamment l’écriteau « il n’est pas blême, mon HLM » a constaté une journaliste l’AFP.

« La mairie considère que notre cité est un ghetto, alors que les appartements sont superbes, insonorisés, pas chers (412 euros pour 70 m2, eau et chauffage compris), à 100 mètres du métro », affirmait Hammadi Haiat, 51 ans, technicienne chez Alcatel, mère célibataire d’un enfant ». Tout ce que la mairie veut faire, a-t-elle estimé, c’est profiter de l’argent donné par l’Etat pour faire une +coulée verte+, et attirer les classes moyennes, les bobos ».
La mairie, dirigée par Jacques Bourgoin (PCF), conteste « des rumeurs mensongères ». « Nous voulons faire une ville plus belle, moderne et populaire, pour les habitants qui y résident actuellement. Il ne s’agit pas de changer la population! », a déclaré un porte-parole de la mairie.
« Toutes les reconstructions seront réalisées avant les démolitions, a assuré la mairie. Et les personnes relogées dans des résidences neuves de bien meilleure qualité ne paieront pas plus cher de loyer ».
La mairie cite « une enquête sociale menée en juillet 2005 par un cabinet indépendant auprès de 316 des 317 foyers concernés par les démolitions aux 3F », selon laquelle « 73 % des habitants ont une perception positive du projet ».
AFP

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