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A Dunkerque, un jardin met de l’eau dans le renouvellement urbain
Achevé en septembre dernier, l’aménagement des nouveaux espaces publics du quartier du Jeu de Mail à Dunkerque a notamment permis la création d’un nouveau jardin sur le terrain en friche qui jouxtait une ancienne filature. - © © Florence Verrier

A Dunkerque, un jardin met de l’eau dans le renouvellement urbain

Marie-Douce Albert |  le 07/01/2016  |  ArchitectureNord

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L’agence d’architecture et de paysage MAP a achevé en septembre dernier 1,5 ha d’espaces publics dans un quartier en renouvellement urbain de la ville. Elle y a créé le « Jardin d’eaux », un parc au naturel échevelé qui borde désormais une ancienne filature du XIXe siècle.

Quand Lydie Chamblas est arrivée pour la première fois à Dunkerque, dans le Nord, elle a d’abord été frappée par la présence de l’eau. Alors que son agence MAP (Métropole Architecture Paysage) élaborait un projet d’espaces publics à réaliser dans le quartier du Jeu de Mail, à l’occasion d’une opération de renouvellement urbain, l’architecte et paysagiste a arpenté la ville et constaté qu’elle était sillonnée de canaux. « Mais cette omniprésence était un héritage des anciennes activités industrielles, si bien que ça ne semblait pas perçu comme un élément qualitatif », note-t-elle aujourd’hui. Pour le quartier du Jeu de Mail, cela représentait peut-être même un inconvénient puisque le secteur, pourtant proche du centre-ville et notamment de la gare SNCF, est justement enclavé entre plusieurs bras de navigation, en plus d’une voie de chemin de fer. Il n’empêche, l’agence MAP a décidé de faire de l’eau un élément structurant de son projet et de l’évoquer en particulier dans le petit parc inscrit au programme du concours.

Après avoir été désignée lauréate de la compétition en 2013, l’agence MAP a achevé cet espace vert qu'elle a baptisé le « Jardin d'eaux » en septembre dernier. Paradoxalement, le site du projet n’était justement pas bordé par un des fameux canaux. « Nous avons donc dû faire venir l’eau », note Lydie Chamblas. Sur ce terrain où se dressaient autrefois des barres de logements, des terrassements ont été pratiqués pour créer un point bas : désormais une noue sillonne le site, le long de la voie ferrée qui limite l’espace à l’est. L’eau joue là un rôle pour la biodiversité, puisque « cette zone humide favorise l’installation de certaines plantes et d’une petite faune », explique la conceptrice du parc.

Miroir

Le programme, étendu sur une superficie totale de 1,5 ha, demandait également d’aménager le parvis de l’ancienne filature voisine. Au pied de l’ex-usine de textiles, construite en 1866 et récemment transformée en espace de coworking (Voir notre article dans le supplément Immobilier 2015 du « Moniteur » du 27 novembre 2015), l’eau a, cette fois, été convoquée pour ses effets esthétiques. « Nous avons créé un miroir d’eau autour de la filature, explique Lydie Chamblas. Cela permet notamment une mise à distance du bâtiment ». La présence monumentale du bâtiment industriel a toutefois guidé le dessin de l’aménagement paysager voisin. Ainsi, un « ponton creux » a été créé sur la noue, dans le prolongement même de la haute cheminée du bâtiment. Ce cheminement est comme formé par des pas japonais aussi réguliers que des traverses de chemin de fer.

Le long de la voie ferrée, le « ponton creux » permet de se promener à pied sec dans la zone humide créée dans le jardin.
Le long de la voie ferrée, le « ponton creux » permet de se promener à pied sec dans la zone humide créée dans le jardin. - © © Florence Verrier

Le « Jardin d’eaux » se veut, sinon, un espace plutôt naturel, sans sophistication particulière. « La commande était avant tout de créer un espace pour les habitants », rappelle Lydie Chamblas. D’ailleurs, la population a été associée au projet : elle a ainsi été consultée sur certains aménagements, comme l’emplacement des bancs, mais a aussi participé à la création du jardin notamment en prenant part au tressage des osiers vivants qui bordent le cheminement ouest du jardin. Cette « allée des Osiers enlacés » mène d’ailleurs à des jardins partagés dont l’exploitation sera bientôt lancée.

Plan-masse. A terme, le nouveau jardin se fera plus secret puisque de nouveaux immeubles doivent être construits le long de la rue du Jeu de Mail, à l’ouest.
Plan-masse. A terme, le nouveau jardin se fera plus secret puisque de nouveaux immeubles doivent être construits le long de la rue du Jeu de Mail, à l’ouest. - © © MAP - Métropole Architecture Paysage

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Dunkerque/Dunkerque grand Littoral.

Maîtrise d’œuvre : MAP – Métropole Architecture Paysage, Lydie et Philippe Chamblas, architectes et paysagistes ; Egis France, BET ; Dominique Feuillas, écologue ; Evelyne Boinot, artiste sculpteur.

Surface : 1,5 ha.

Budget : 1,3 M€ HT.

Entreprises : Id Verde (VRD), Terenvi (plantations), Snef (électricité).

Calendrier : concours : 2013, livraison : 2015.

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