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A Clamart, une machine à coffrage glissant réalise la chaussée du tramway

MICHEL DESFONTAINES |  le 16/12/2011  |  Hauts-de-SeineChantiersGros œuvreMatériel de chantierUrbanisme

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Plutôt conçue pour les grands espaces, cette Gomaco a réussi à travailler dans les rues étroites de la banlieue parisienne.

Les terrains de prédilection des machines à coffrage glissant, ce sont plutôt les grands linéaires comme les radiers de tunnels ou les autoroutes. Une Gomaco Comander 3 de Screg évolue pourtant dans l’environnement urbain de la banlieue parisienne, pour couler de courts tronçons éclatés du radier de la ligne de tramway sur pneus T6, entre Châtillon et Viroflay. Malgré l’étroitesse de la rue du Pavé-Blanc à Clamart (Hauts-de-Seine), la machine une fois « lancée » fabrique de 1 à 2 m de chaussée béton à la minute. La Gomaco est une quatre chenilles de 12 t à moteur Caterpillar G7 de 210 kW, équipée du coffrage type XY à six aiguilles vibrantes qui lui permet de faire du béton à plat. La machine en marche se guide automatiquement grâce à ses six palpeurs, sur deux fils longitudinaux installés par le géomètre. Le positionnement de la table est assuré en fonction de ces guides. Et les quatre colonnes des trains de chenilles adaptent la verticalité en fonction des obstacles sur leur route. Grâce à un débattement de 90 cm, les chenilles peuvent avaler des bordures de trottoirs, des regards de réseaux, tout en maintenant la stabilité du coffrage. « Malgré la durée des réglages préparatoires sur des terrains complexes comme la rue du Pavé-Blanc, la Gomaco nous permet d’obtenir un excellent rendement et surtout une qualité de finition qu’on ne peut pas obtenir en travaillant à la main », s’enthousiasme Laurent Mercier, conducteur de travaux chez Screg. Les camions-toupies se succèdent pour alimenter la machine par l’avant. Et pour soigner la finition, une longue toile de jute est traînée à l’arrière afin de gommer les aspérités. Une précaution indispensable car le tramway sur pneus ne circulera pas sur une chaussée bitumée mais directement sur ce radier en béton. La voie est construite en deux temps. Les équipes Screg posent une première couche de 18 cm d’épaisseur en BC2, puis une seconde de 23 cm en BC5 ferraillé et teinté dans la masse pour rappeler la couleur du bitume. Il s’agit d’un colorant noir à 12 % faisant place à un 6 % aux carrefours pour jouer le rôle de signalisation au sol. La formulation du béton a été calculée pour obtenir une certaine fermeté. Cette tenue du matériau permet de se passer de coffrages latéraux pendant le temps de séchage.

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PHOTO - 602019.BR.jpg - © M. Desfontaines

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