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A Bordeaux, la Méca affiche sa silhouette

Orianne Dupont (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 08/12/2017  |  ConjonctureProfessionArchitectureCultureTechnique

Depuis plusieurs semaines, les Bordelais parviennent à distinguer l’envergure finale de la Maison de l’économie créative et de la culture en Aquitaine, plus connue sous le nom de Méca. Depuis cet été et la pose de la structure métallique - futurs 4e et 5e étages dédiés au Fonds régional d’art contemporain (Frac) –, jonction entre les piles édifiées entre avril 2016 et juin 2017, la silhouette distordue du bâtiment se précise.

La Méca imaginée par l’agence de l’architecte danois Bjarke Ingels, BIG, en lien avec l’agence francilienne Freaks Architecture – un investissement de 60 millions d’euros pour la totalité de l’opération réalisé en majeure partie par la région Nouvelle-Aquitaine, maître d’ouvrage – marque le renouveau du quartier de la gare et donne le «la» aux autres projets d’Euratlantique qui cherchent à rivaliser avec les 37 mètres de haut et 128 mètres de long du lieu culturel (Caisse d’Epargne et E-mergence, notamment).

Une structure métallique en suspension

Au-delà de la symbolique, la pose de la charpente métallique cet été, préfabriquée et assemblée par la société portugaise Martifer Constructions, est une étape particulièrement complexe du chantier. Il a fallu relier les deux piles, qui accueilleront les activités des agences régionales «Ecrit, cinéma, livre, audiovisuel» (Ecla) et de l’Office artistique région Nouvelle-Aquitaine (Oara), décalées l’une par rapport à l’autre. La charpente «déborde» de la structure béton de 5 à 6 mètres elle est comme en suspension. Elle repose sur des corbeaux d’appui et est constituée de quatre poutres principales de 6 mètres de hauteur qui créent l’inertie de la structure, les poutres qui servent d’appui à l’intérieur seront cachées dans la cloison centrale qui suit le mouvement du bâtiment. Le quatrième étage sera dédié aux réserves du Frac et le cinquième au lieu d’exposition qui se prolongera sur une terrasse de 800 m2. L’originalité de l’architecture sera perçue à l’intérieur du bâtiment, ainsi que ces éléments métalliques, boulonnés entre eux, sauf aux extrémités des PRS où ils sont soudés.

Un bâtiment inspiré de l’architecture industrielle

«Tous les détails sont contrôlés, explique Ivan Mata, architecte chez Freaks, responsable du chantier, c’est une construction industrielle avec une grande exigence au niveau des assemblages.» Et pour cause, la charpente métallique sera visible à l’intérieur. Prochainement, le béton va être coulé sur le plancher collaborant avec des bacs nervurés. Une toiture légère en bac acier, en cours de montage, viendra fermer le dernier étage. A l’extérieur, les travaux des gradins ont également progressé. Ils sont conçus pour faire vivre la Méca à l’intérieur et à l’extérieur et amènent les passants vers la chambre urbaine, lieu de passage entre ville et quais, au cœur de la Méca, dont la totalité des travaux s’achèvera en juillet 2018.

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