Transport et infrastructures

A Bordeaux, la gare Saint-Jean opère sa mue

Mots clés : Gares, aéroports - Transport ferroviaire

Nouvel objectif de la gare Saint-Jean : ne plus être un lieu de passage, mais une destination. Lundi 23 janvier, à l’occasion de l’inauguration du hall 1, ont été présentées les modifications subies par le bâtiment édifié en 1898 et rénové en 1991. Des travaux qui avoisinent au total les 4,5 millions d’euros. C’est un premier cap franchi pour Saint-Jean avant l’objectif final: l’arrivée de la LGV le 2 juillet prochain.

«La gare contribue au rayonnement économique et doit en être le reflet», a déclaré Patrick Ropert, directeur général de SNCF Gares et Connexions lors de l’inauguration officielle. Et de rénovations en agrandissements, la gare de Bordeaux est sur le bon chemin. Première étape de cette métamorphose, le hall 1, bâtiment historique et entrée principale. Avec l’accroissement du nombre de voyageurs et sa nouvelle vocation, à savoir un lieu d’accès au futur quartier d’affaires Euratlantique, un réaménagement du hall était nécessaire. Pour le concevoir, le maître d’ouvrage Gares et connexions a interrogé les usagers sur leur utilisation des lieux. Le reproche est unanime: la gare manque de lisibilité. «A défaut de pouvoir pousser les murs, on a dégagé l’espace», explique Anne-Laure Téchené, directrice de projet du bâtiment Saint-Jean chez Gares et Connexions.

 

Identité bordelaise

 

Exit les luminaires du XIXe, les garde-corps en pierre et les panneaux de publicité qui encombrent l’espace. Le maître d’œuvre et cabinet d’architectes Arep a opté pour la transparence et la luminosité: 150 mètres de garde-corps en verre donnent de la visibilité au sous-sol longtemps ignoré et plus de 300 éclairages ont été installés dans la corniche et au-dessus de la verrière pour rendre l’ambiance plus chaleureuse. Autre élément manquant dans l’ancien bâtiment: les places assises. «On est passé de 20 à 160 places, rien que pour le hall 1», précise Anne-Laure Téchené. Chaque siège étant équipé de prises pour aider les voyageurs connectés à patienter. Petite touche bordelaise, les couleurs du mobilier sont des nuances de bordeaux, les espaces d’attente sont signalés par des tapis de bois et un mur en panneaux de cuivre est là pour rappeler les chais. «Il s’agit d’évoquer l’identité de Bordeaux», ajoute Anne-Laure Téchené. Un effort a également été fait sur les boutiques, les marchands de journaux, notamment: elles sont plus grandes et plus visibles.

 

Les marquises, un chantier à 1,8 million d’euros

 

C’est à l’extérieur que s’est déroulé le chantier le plus délicat. La rénovation des 800 m2 de marquises, débutée en 2012, a coûté 1,8 million d’euros à Gares et Connexion et a exigé beaucoup de recherches. «Le verre n’était plus conforme aux normes antisismiques, il a fallu en retrouver un autre qui donnait le même effet, explique la directrice de projet. Il a également fallu reconstituer des ornements qui avaient disparu.» Images d’archives à l’appui, la Socra, société périgourdine spécialisée dans la restauration d’œuvres d’art, a redonné vie à ses détails. Dernier casse-tête, la couleur. «Dans les archives, nous avons vu que la couleur était bronze… Mais lequel ?» Après quatorze tests, la bonne teinte a été trouvée. Une bonne illustration du grand écart à opérer entre les besoins modernes et le respect du patrimoine.

Prochaines étapes: la livraison du hall 3, côté Belcier, fin avril et celle du hall 2, en juin.

 

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