Transport et infrastructures

À Bordeaux Euratlantique, le pont de la Palombe est « lancé »

Mots clés : Architecte - Ouvrage d'art - Transport ferroviaire

La première phase de lançage du nouveau pont, réalisé par l’architecte Marc Mimram, au-dessus des voies ferrées entre les quartiers Amédée Saint-Germain et Armagnac achevée, un deuxième lançage interviendra en mai prochain pour une livraison finale de l’ouvrage en 2020.

Le pont de la Palombe – baptisé en hommage au train de nuit La palombe bleue qui reliait le Pays Basque à Paris, via Bordeaux – est un ouvrage de 200 m de long, 20,8 mètres de large et est constitué de 2200 tonnes de plaques en acier Corten auto-patinable. Le projet a été sélectionné en avril 2013, à l’issue d’un concours. Sa structure est entièrement métallique, sous forme de dalle orthotrope pour le tablier de l’ouvrage, le béton étant réservé aux fondations profondes, aux piles et aux rampes d’accès. Il est surmonté d’arches asymétriques – « libres et raisonnées », commente l’architecte Marc Mimram, réalisées par découpage numérique. « C’est un système de poutre en arc asymétrique pour faire un voile au centre de l’ouvrage », détaille l’architecte. Tous les tronçons ont été transportés, via 50 convois exceptionnels, depuis la Belgique où la structure métallique a été réalisée par la société Victor Buyck Steel Construction. L’ouvrage sera doté d’un espace pour les piétons et cyclistes séparé  des deux voies de circulation pour un TCSP et les voitures, grâce aux arches.

 

 

Une progression de 10 m/heure

 

Afin de traverser les 196 mètres de voie ferrée pour relier les quartiers Amédée Saint-Germain et Armagnac, les équipes du mandataire Bouygues Travaux Publics et de Victor Buyck Steel Construction ont eu recours à la technique du lançage. Le tablier du pont a été poussé le 2 décembre sur 67 mètres sur une structure métallique provisoire, à raison de 10 m/heure grâce à un système de vérins à câbles. Un deuxième lançage de 134  mètres sera réalisé entre le 6 et le 8 mai. Viendront ensuite les phases de génie civil à partir de février avec la réalisation de la rampe côté Armagnac et le raccordement du pont au réseau routier et enfin le dévérinage.

La première opération consistait à pousser le tablier ; la deuxième sera différente : il faudra à la fois le pousser et le retenir. « C’est une opération délicate, reconnaît Thomas Limousin, ingénieur travaux chez Bouygues TP et responsable du chantier, car l’ouvrage fait 200 mètres de long et à l’arrivée la tolérance de décalage est de 2 cm, et nous devons veiller à ne pas casser les câbles. » Des vérins transversaux sont d’ailleurs nécessaires pour recaler le tablier avant qu’il n’atteigne la pile. Cette technique est une première pour Marc Mimram et une manœuvre assez rare pour Bouygues Travaux Publics. Il s’agissait d’une demande du maître d’ouvrage pour minimiser  l’impact de la réalisation de l’ouvrage sur la circulation ferroviaire. Seule une coupure aura été nécessaire durant les 30 mois de travaux, à l’occasion du lançage de mai.

 

 

 

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : EPA Bordeaux-Euratlantique. Maîtrise d’œuvre : Groupement Marc Mimram & Associés (mandataire) / Marc  Mimram Ingénierie S.A (co-traitant) / Artelia Ville et Transport (co-traitant). Entreprises : Bouygues Travaux Publics Régions France (mandataire) / Victor Buyck Construction SA (co-traitant) / Pro-Fond SA (co-traitant). Durée du chantier : 3O mois. Coût : 55,3 M€.

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