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A Avignon, le pont de l’Europe prend du muscle
Réhabilitation du Pont de l'Europe à Avignon - © © Conseil Général du Vaucluse
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A Avignon, le pont de l’Europe prend du muscle

Fabienne Berthet |  le 14/07/2013  |  Ouvrage d'artBétonEphadVaucluseRhône

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Lundi 15 juillet, les coureurs récupèrent avant d’attaquer la dernière semaine du Tour. Lieu de chute : le Vaucluse. Construit dans les années 70, le Pont de l’Europe à Avignon, l’une des deux voies de franchissement du Rhône entre le Gard et le Vaucluse, est en plein chantier. 26 mois de travaux sont nécessaires pour consolider l’ouvrage en béton pré-contraint atteint de vieillissement précoce.

A Avignon, le pont de l’Europe, constitué de deux bras de 220 mètres de long et d’un remblai central de 400 mètres n’a pas échappé à son destin. Comme pour la plupart des ouvrages construits en béton pré-contraint dans les années 70, les calculs de l’époque n’ont pas assez anticipé l’évolution de la circulation et l’impact de la fréquentation. En témoignent des fissures irréversibles sur les caissons et sur la chaussée. Pour sécuriser le pont, un gros chantier de rénovation a été mis en œuvre. Il consiste à ajouter des câbles et des barres à l’intérieur des caissons, tant à l’horizontale qu’à la verticale et à conforter la structure du tablier. Commencé en septembre 2011, le chantier va durer 26 mois, soit 8 mois de plus que le calendrier d’origine. Le retard a des raisons multiples : les mauvaises conditions météo et un vent soufflant fréquemment à plus de 45 km heure ont dû reporter les interventions sous le pont effectuées en nacelle..

L’ouvrage a révélé également des dégradations plus importantes que prévues découvertes au fur et à mesure par la société Eiffage en charge des travaux. Enfin, il a fallu favoriser la fluidité des transports sur un axe traversé quotidiennement par 55 000 véhicules dont de nombreux poids lourds. « Nous avons toujours privilégié la maintenance de la circulation, et limité les travaux à une voie sur trois, mais certains basculements ont été différés pour tenir compte des contraintes locales comme les épreuves du bac, le Festival d’Avignon » note Christian Chafiol, adjoint au DGA des routes, transport et bâtiment du conseil général de Vaucluse maitre d’œuvre et d’ouvrage. La collectivité est propriétaire de 75 % du pont depuis le transfert de sa gestion et de son entretien par l’Etat en 2008.

Un chantier en 5 étapes

Le chantier s’est déroulé en plusieurs phases. Après une première étape de préparation du chantier, a commencé la démolition du muret central. Le point principal a consisté à intervenir sur les caissons qui ont été renforcés par des câbles pré-contrains. Les voussoirs ont été renforcés par des tiges métalliques, opérations délicates puisque plus de 1000 forages ont été fait à une hauteur moyenne de 3 mètres.1350 mètres de fissures ont été colmatés par des injections de résine. Une fois la structure réparée, le chantier a porté sur les travaux de superstructure, de reprofilage et d’étanchéité. Viendront ensuite la mise en place des dispositifs de sécurité, la réalisation de chaussées, des couches de roulement et des joints de chaussée. « La dernière partie risque d’être la plus contraignante notamment parce qu’elle implique d’occuper deux voies de circulation » relève Christian Chafiol. L’ouvrage dont la rénovation aura couté 8 millions d’euros financé en partie par l’Etat (4,8 million d’euros), le Conseil Général du Vaucluse, 2, 6 millions d’euros) et celui du Gard ( 600 000 euros), devrait être finalisé d’ici la fin de l’année.

A l'occasion de l'étape Vainson-la-romance>Gap courue le 16 juillet, découvrez la réhabilitation de la bilbiothèque musée Inguimbertine, à Carpentras.









Joël Chambert (Girardon Mercurol) : les valeurs du rugby au poste de directeur

    

Joël Chambert
Joël Chambert - © © BigMat




L’histoire du Bigmat de Mercurol, dans la Drôme (06), ressemble à beaucoup d’autres : un distributeur de matériaux indépendant qui, vivotant, est racheté par un autre distributeur de matériaux indépendant, très dynamique celui-là et solidement implanté en région Rhône-Alpes : Girardon, entreprise familiale créée en 1971 par Guy Girardon et dirigée aujourd’hui par ses trois fils – Didier, Frédéric et Nicolas. C’était en 2005. Depuis, le petit dépôt est devenu une agence digne de ce nom, abritant un show-room intérieur et extérieur de 900 m2, un vaste libre-service et une flotte de 80 camions. De neuf à l’époque, les collaborateurs sont passés à quarante-cinq, tandis que le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq : un développement soutenu, mais qui ne fait que répondre à l’objectif fixé par Nicolas Girardon à Joël Chambert quand il le nomme responsable d’agence. Une réussite programmée, qui démontre que l’histoire du BigMat de Mercurol, a quelque chose d’unique. Parce que c’est une histoire d’Hommes.

Joël Chambert : entré dans l’entreprise dès sa création en 1992, il est chauffeur livreur lorsque le groupe Girardon reprend les rênes. Après le rachat, il le reste quelques mois encore, le temps que Nicolas Girardon prenne la température des lieux et rencontre tous les salariés les uns après les autres. Au final, ce dernier lui propose la responsabilité du point de vente. Homme de terrain, pas plus manager que gestionnaire d’entreprise, Joël Chambert accepte le poste, non sans appréhension, en particulier lorsque Nicolas Girardon annonce les objectifs qui lui sont fixés : multiplier le chiffre d’affaires par cinq en cinq ans. Comme tous les salariés présents à l’époque, le responsable fraîchement promu pense que ce nouveau patron est complètement fou. Mais il accepte le challenge et passe de la conduite du camion à celle des hommes. Comment ? Comme un rugbyman. Ancien membre du FCTT Rugby (Football Club Tain Tournon Rugby), Joël Chambert considère que le rugby est une école de la vie : « Sans le rugby, je ne serais pas ce que je suis. » Force, endurance, solidarité, sens de l’équipe et des valeurs, attention aux autres, dévouement, humilité…

Dans cette région plutôt rurale, la clientèle du BigMat de Mercurol est, en 2005, essentiellement composée d’agriculteurs et de vignerons. Ce sont donc les artisans qu’il faut conquérir. Par quels moyens ? Avec un dépôt réagencé et agrandi, un stock conséquent où le client sait qu’il trouvera ce qu’il ne trouve pas ailleurs, des collaborateurs spécialisés à son service, des commerciaux itinérants motivés, le respect des engagements pris, des factures conformes, de la communication et de l’ordre : camions, plate-forme, racks, show-room sont propres et rangés… « Il faut que ça brille ! » pour que les clients, comme les collaborateurs, se sentent bien dans les lieux. Il est donc là le secret de cette croissance obtenue dans un contexte économique aussi tendu ? Oui, rien d’autre que « faire son travail et être au service de ses clients, simplement ». Dans le commerce, comme au rugby, rien n’est jamais gagné d’avance ni acquis pour toujours.

Et la vie locale ? Enfant du pays, à coup sûr connu comme le loup blanc, Joël Chambert met un point d’honneur à y participer : « C’est une question d’engagement. » Permettre aux associations d’exister, celles des clients ou des collaborateurs, est un devoir. « C’est également un avantage concurrentiel, notre proximité avec nos clients est réelle. »

Avec Joël Chambert, il est beaucoup question de coeur, celle aussi que pratique Nicolas Girardon et, au-delà, le groupe dans son entier. Proximité, écoute, réactivité et engagements tenus, y compris vis-à-vis des collaborateurs dont le bien-être est pris en compte naturellement. Ce respect des uns et des autres – « Ici, ce qui est dit est fait » – est une culture d’entreprise et l’on comprend que si Joël Chambert a été choisi pour diriger le BigMat de Mercurol, c’est qu’il est fait du même bois. Résultat : « Chez nous, tout le monde a la banane et nos clients en profitent. » Bien sûr, il a fallu appliquer la stratégie du groupe, apprendre à se connaître et à travailler ensemble, mais « ce que je vis aujourd’hui dans mon travail, c’est ce dont j’ai toujours rêvé ». Une histoire d’hommes heureux, donc.

Marianne Tournier

Le camion est une invitation à la connaissance, venez en découvrir plus sur www.letourbigmat2013.fr



 Retour au Tour de France de la construction 2013

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