Transport et infrastructures

« A aucun moment, le Premier ministre ne remet en cause le projet GPSO », Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine

Mots clés : Gouvernement

Le Moniteur a interrogé le président de la région Nouvelle-Aquitaine à l’issue du rendez-vous des élus avec le Premier ministre sur la question du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), vendredi 9 février. Et le ressenti du président de Nouvelle Aquitaine a été plutôt positif

Le Moniteur : Qu’avez-vous dit au Premier ministre ?  

Alain Rousset : Nous lui avons dit que GPSO figurait certes dans le rapport Duron, mais que d’une part il est renvoyé à de telles calendes grecques et que d’autre part à un tel un phasage pour la section Agen-Toulouse que cela ne nous semble pas techniquement possible. Ni sérieux par rapport à l’engagement de toutes les collectivités de la région sur ce dossier de liaison des deux métropoles.

 

Que vous a répondu Edouard Philippe ?

A.R : Je prends pour acquis ce que j’ai retenu de cet entretien : à aucun moment, le Premier ministre ne remet en cause le projet GPSO, y compris sur la poursuite des procédures notamment sur les acquisitions foncières. C’est important, vous qui êtes dans le lieu, vous comprenez que si l’étalement urbain se poursuit aux portes de nos métropoles, tout projet d’infrastructure sera nettement plus cher avec le temps. Il faut vraiment que l’on anticipe ces acquisitions. 

 

« La LGV arrivera à la frontière basque en 2022 »

 

Vous avez plaidé pour la continuité du projet GPSO ?

A.R : Oui, le problème est que la LGV sort de Bordeaux, sort de Toulouse, mais il faut absolument une continuité entre les deux métropoles, et du côté aquitain une continuité de Bordeaux vers l’Espagne, via Dax. J’ai rappelé au Premier ministre que du côté espagnol, la LGV arrivera à la frontière basque en 2022. Cet axe Bordeaux Espagne est indispensable pour faire enfin un report modal des marchandises, qui actuellement transitent presque uniquement sur les axes routiers aquitains. Aujourd’hui, il n’y a que 2% de marchandises sur le train, alors qu’il y a des sillons possibles, comme l’indique le rapport Duron. Il est aberrant qu’on ne puisse aller au-delà. Et cela ne sera pas possible avec la voie actuelle. Il faudra également régler la différence d’écartement des rails entre les deux réseaux.

 

Vous restez optimiste cependant ?

A.R : Le Premier ministre a eu la formule suivante : « quand un projet n’est pas bon je le dis. Je n’ai pas dit que ce projet n’était pas bon, donc va s’y tenir, mais il y a des contraintes budgétaires ». Nous avons également évoqué les modalités de financement, et nous ferons avec la région Occitanie des études et propositions sur le sujet » conclut l’élu aquitain.

 

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