A 60 ans, les villes et villages fleuris poursuivent leur ascension
Avec 400 participants, les assises biennales des villes et villages fleuris ont enregistré un record historique, pour leur 16ème édition. - © Laurent Miguet

A 60 ans, les villes et villages fleuris poursuivent leur ascension

Laurent Miguet |  le 02/12/2019  |  Ecologie urbaineSavoie

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Déjà 60 ans, « et le meilleur reste à venir », selon Thibaut Beauté, président du Conseil national des villes et villages fleuris de France. L’institution créée en 1959 par le général De Gaulle a fêté son jubilé du 28 au 30 novembre à Aix-les-Bains : deux jours d’échanges entre les territoires labellisés se sont prolongés dans une série d’événements festifs et pédagogiques orchestrés par la ville, à l’intention de la population.

L’alpiniste Christophe Dumarest a visé juste, et rarement grand témoin aura si bien joué son rôle : fils et petit-fils de pépiniéristes qui lui ont transmis le goût de l’effort, le conquérant de l’inutile a touché le coeur des 400 participants aux 16èmes assises nationales des villes et villages fleuris, le 28 novembre au centre de congrès d’Aix-les-Bains métamorphosé en serre tropicale par les jardiniers municipaux.

palais des congrès
palais des congrès - © Laurent Miguet

Les jardiniers  municipaux d'Aix-les-Bains se sont surpassés, pour fêter les 60 ans des villes et villages fleuris au centre de congrès.

Moment de grâce

La cordée, symbole du collectif ; le chemin ou la voie d’accès, plus important que le sommet ; la beauté, qui « colore les âmes des pires crapules, qu’il s’agisse de la beauté d’un sommet ou de celle d’une fleur » : devant les images somptueuses du Groënland ou des grandes Jaurasses, les quinze minutes d’évocations, émaillées par quelques souvenirs des travaux dans la pépinière parentale, ont transporté les participants bien au-delà de leurs attentes.


Leurs paroles se sont aussitôt libérées : directeurs de services d’espaces verts, élus municipaux ou chargés de missions de conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement ont multiplié les échos inattendus aux exploits de l’alpiniste, dans leur quotidien de jardiniers ou de passeurs de nature urbaine.

Ce mouvement spontané et massif restera dans les mémoires comme le symbole des assises des 16èmes assises. La crise de la soixantaine est passée, et le mouvement peut savourer son émancipation : le CNVVF vit désormais des cotisations de ses adhérents, et pour la première fois, sa présidence émane des collectivités locales, et non d’un représentant de l’Etat. Le record historique de participation aux assises atteste de la réussite de la transition.

Thibaud Beauté
Thibaud Beauté - © Laurent Miguet

Premier président des villes et villages fleuris issu des collectivités locales, Thibaut Beauté ancre le fleurissement dans l'écologie urbaine.

Des fleurs à l’écologie

Après la promenade vers le ciel et parmi les dizaines d’interventions célébrant le retour de la nature dans les grandes métropoles comme dans les villages reculés de la diagonale du vide, un autre sommet poétique est venu de Gilles Carcassès, ancien directeur du pôle biodiversité de Cergy-Pontoise et éditeur d’un blog qui compte de nombreux fans parmi les villes et villages fleuris.


Sous le titre « tout ce que je n’avais pas osé imaginer est advenu », il a commenté quelques images qui résument la grande mutation des 4931 communes labellisées, de l’âge des fleurs à celui de l’écologie : la gestion différenciée, le paillage organique, l’éco-pâturage les sciences participatives, le Zéro phyto et les toilettes sèches ont conquis leur place dans la ville. « Le végétal, autrefois, venait combler des vides en fin de projet. Aujourd’hui, il est devenu le projet », résume Gilles Carcassès.

Egalement célébrées à Aix-les-Bains par les institutions du paysage et du végétal, ces prémices laissent imaginer les étapes suivantes, où les hautes technologies propres convergeront avec le retour des citoyens vers la terre, après la mise en œuvre d’un plan de retrait des bâches non biodégradables.

Dans un registre plus classique, le président Thibaut Beauté résume les raisons qui donnent du cœur à l’ouvrage à ses troupes : « De la santé aux pesticides en passant par l’alimentation, nos préoccupations sont désormais celles de la société ».

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