Chantiers

300 engins de terrassement pour le contournement Nîmes Montpellier

Mots clés : Terrassement - Transport ferroviaire

Les travaux de la quatrième ligne à grande vitesse actuellement en construction ont commencé. L’heure est maintenant aux terrassements de masse pour lesquels de gros moyens sont mobilisés.

Alors que le prolongement de la LGV Est est en voie d’achèvement, que les lignes Sud Europe Atlantique et Bretagne Pays de Loire sont en plein génie civil, les terrassements du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier (CNM) viennent de commencer.

Quatre nouvelles lignes à grande vitesse sont simultanément en chantier en France. Du jamais vu ! La petite dernière, qui va mettre Montpellier à moins de trois heures de Paris, porte sur la création de 80 km de ligne nouvelle, dont 20 km de raccordement. Elle verra passer à la fois des trains à grande vitesse et des trains de marchandise : une première en France !

Porté par Oc’via, titulaire d’un partenariat public/privé signé avec RFF pour vingt-cinq ans, ce gros chantier monte en puissance. Les terrassiers sont Valerian, filiale de Spie Batignolles pour la partie du tracé situé dans le Gard, et DTP Terrassement, filiale de Bouygues Construction, dans l’Hérault. Le volume de matériaux à déplacer sur le tracé est d’environ 8,5 millions de mètres cubes, dont 3,5 millions par Valerian et 5 millions pour DTP Terrassement. Si l’Hérault est à l’équilibre grâce à de gros déblais à Lattes, à Montpellier et à Lunel, la zone dans le Gard est, quant à elle, déficitaire. D’où la nécessité de faire des apports en matériaux à partir de lieux de prélèvement à Vergèze, à Aubord Sud et Nord, et à Manduel, tous situés à proximité du chantier pour limiter l’utilisation de la voirie, et donc l’impact environnemental.

 

Grands mouvements de terre

 

Pour ses terrassements de masse, le chantier compte huit ateliers. Deux sont formés par des décapeuses réparties en échelons de 6 à 8 machines. Ils assurent un rendement efficace de 600 à 700 m³/h. Les six autres ateliers sont chacun constitués d’une pelle de production : 5 Liebherr 974 et 1 Liebherr 964, associées soit à des tombereaux articulés  des Volvo A40, pour la plupart , soit à une soixantaine de tombereaux rigides dont les plus gros sont des Caterpillar 773 avec 55 t de charge utile, qui s’avèrent très performants pour des parcours de 5 à 6 km.

Pour les plus longues distances, les camions routiers sont préférés. « Une quarantaine de camions sont en service, principalement sur l’Hérault pour contourner les grandes coupures physiques que sont les futurs viaducs du Lez et de Vivau, encore à construire », développe Lionel Martin, directeur du terrassement sur le chantier. À part ces grands mouvements de terre, il faut aussi étaler, compacter, niveler, assainir, ce qui nécessite 40 bouteurs, 38 compacteurs, 14 niveleuses et une trentaine de pelles de moyen tonnage, associées à des tombereaux de 30 t. Au nombre des contraintes, la présence de nombreux ouvrages d’art sur le tracé tend à complexifier le travail des terrassiers : 185 ouvrages dont 11 viaducs et une tranchée vont mailler la ligne, soit un ouvrage tous les 500 m, « le double de ce que l’on trouve actuellement sur ce type de chantier », se lamente Lionel Martin.

Les spécificités géographiques sont aussi à prendre en considération. Dans l’Hérault, la construction d’une LGV en zone périurbaine génère des difficultés de circulation. Dans le Gard les forts vents induisent une gestion de la poussière et des aménagements spécifiques. Ainsi, les terrassiers mobilisent de nombreuses citernes alimentées en eau par le canal du Bas-Rhône Languedoc. Elles arrosent le site en permanence pour rabattre la poussière à un niveau le plus faible possible. « L’arrosage se fait par aspersion pour éviter le patinage des camions sur la piste. » De 12 séances d’arrosage par jour, ils peuvent passer à 30 si le vent ou la température le nécessitent. Objectif final de cette organisation hors normes ? Rendre une partie supérieure de terrassement impeccable avant la fin de l’année 2015.

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