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2017, une année d’«incertitudes» pour la Capeb
Maison en construction - © © Phovoir

2017, une année d’«incertitudes» pour la Capeb

Samuel Chalom |  le 06/01/2017  |  EntreprisesFrance entière

Entre un contexte international mouvant et des échéances électorales en France, Patrick Liébus a fait savoir son inquiétude à l’occasion des vœux de la Capeb, jeudi 5 janvier.

«L’année 2017 s’annonce dans l’incertitude », prévient d’emblée Patrick Liébus, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), devant l'assemblée pleine à craquer du siège parisien de l’organisation, ce jeudi 5 janvier, pour une traditionnelle soirée de vœux.

Cette « incertitude », Patrick Liébus l’illustre par plusieurs facteurs. Il y a d’abord les taux d’intérêt qui, après une baisse en 2016, devraient «se stabiliser puis remonter légèrement». Le président de la Capeb exhorte donc les banquiers à être "un appui à la trésorerie et aux investissements" des entreprises et à faciliter l'accès aux crédits des ménages. Incertitude, aussi, sur le coût de l’énergie et des matières premières. Patrick Liébus appelle le gouvernement futur à maintenir « les incitations à l’investissement pour les travaux mais aussi l’amélioration de la performance énergétique ».

Il y a ensuite la situation internationale. Le président de la Capeb, qui préside par ailleurs la confédération européenne des entreprises de la construction, s’inquiète des élections qui s’annoncent dans trois pays européens, à savoir l’Allemagne, les Pays Bas et la France. A cela s’ajoute le début du processus de Brexit pour la Grande-Bretagne en mars. Au niveau européen, Patrick Liébus s'inquiète de la préparation d’une directive consacrée aux poussières de silice. «Il est hors de question que cette directive fasse subir aux entreprises du gros œuvre les mêmes désordres et difficultés que le secteur de la menuiserie-charpente connaît avec la poussière de bois ».

« Je demande qu’on nous laisse travailler »

En regardant derrière lui, Patrick Liébus a néanmoins quelques motifs de satisfaction : le redressement de la construction dans le neuf (400 000 logements supplémentaires en 2016) et de la rénovation ; le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), maintenu en 2017, qui a eu selon lui un « effet de levier » pour les clients ; le crédit impôt compétitivité emploi (CICE),  même s’il juge qu’un « allègement des charges » aurait été plus profitable. Pour maintenir la tendance, le président de la Capeb appelle à un maintien de la TVA à 5,5% pour la rénovation énergétique, la mise en place d'une TVA à 5,5% pour les travaux d’adaptabilité des logements, et d'une TVA de 10% pour les travaux de rénovation.

 Il répète par ailleurs son opposition au prélèvement à la source et préfère la prévention en amont au compte pénibilité.  « Je demande qu’on nous laisse travailler, créer de la richesse et développer de l’activité. L’économie française repose  sur les territoires donc sur l’artisanat », conclut Patrick Liébus, annonçant la publication d’un guide de la Capeb (« Priorités pour 2017»), à destination des candidats à la présidentiel et aux législatives.

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