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2/4 Entretien avec Laurent Gaillard,directeur de l’urbanisme de grenoble Grenoble prépare la réforme de l’urbanisme

Propos recueillis par Isabelle Ambregna » |  le 09/08/2007  |  ArchitectureHaute-SavoieIsère

Comme toutes les villes, Grenoble se prépare activement à l’entrée en vigueur de la réforme de l’urbanisme le 1er octobre (260 permis de construire délivrés et 246 demandés en 2006). Laurent Gaillard nous explique comment la Ville a entamé un programme de formation auprès de ses services instructeurs.

La réforme des autorisations d’urbanisme répond-elle à votre attente ?

En partie : d’un côté, elle simplifie le nombre d’autorisations en les ramenant à trois types – permis de construire, de démolir, d’aménager – mais sur le fond, ceci change peu de chose. Nous attendions une vraie prise en compte des questions de qualité environnementale, d’insertion urbaine et de logement social, que nous avons d’ailleurs impulsées à Grenoble. On assiste aujourd’hui à un phénomène assez normal : ce sont les collectivités qui font avancer, dans le bon sens, le Code de l’urbanisme. C’est finalement la conséquence logique de la décentralisation !

Que pensez-vous de l’encadrement plus strict des délais ?

La réforme donne davantage de clarté entre le demandeur et les services instructeurs puisque l’on devra, dans le mois qui suivra le dépôt de la demande, s’engager sur un délai qui ne pourra pas être prorogé. La règle du jeu est donc plus claire que les éternels reports de délais successifs pour arriver à constituer un dossier complet. Mais la conséquence sera peut-être l’augmentation des refus.

Dans quels cas ?

Lorsque la qualité souhaitée par la Ville sur la base de son PLU n’est pas obtenue. Jusqu’à présent, pour un immeuble de plus de dix logements, nous mettions entre six et neuf mois pour délivrer un permis après avoir effectué un gros travail avec le promoteur et l’architecte. Avec la réforme, on aura peut-être besoin d’un délai identique… en étant passé par un ou deux refus successifs !

L’allongement excessif des délais fut une des causes essentielles de la réforme...

Oui. Mais à Grenoble nous possédons un tissu très hétérogène avec des bâtiments très hauts côtoyant de petites maisons. Nous avons des difficultés à faire en sorte que les projets s’intègrent au mieux à l’environnement, au niveau de la volumétrie et de l’architecture. Cela nécessite des allers-retours très importants entre l’architecte, le maître d’ouvrage et les services. Cela prend du temps. Nous faisons même de la préinstruction. Avant que le promoteur ne dépose son permis, nous échangeons durant deux à trois mois, parfois six, de façon à caler la volumétrie en maquette. Bien sûr, cela fait « râler » certains et je les comprends. Mais nous avons aussi un PLU très exigeant sur la qualité. Les élus sont par ailleurs sensibles à ce que les projets soient davantage expliqués aux citoyens.

De quelle manière ?

Il existe encore un décalage entre les pays d’Europe et le droit français où perdure le secret de l’instruction du permis. [...]

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