Accidents mortels : comment faire face au traumatisme ?

16/12/2007 | |
| Environnement

Un accident grave ou mortel constitue toujours un choc, que les entreprises gèrent tant bien que mal. “L'accident du travail est d'abord vécu comme un échec, puisque c'est un accident de trop, quelle que soit sa gravité”, déclare un jeune conducteur de travaux interrogé dans le film “Une chute, c'est un accident de trop!”. Cette phrase est le fil conducteur du DVD de 12 minutes réalisé par l'OPPBTP de la région ouest à la suite de la recrudescence en 2003 d'accidents graves et mortels et dont vous pouvez voir ci-dessus une version raccourcie.
A travers le témoignage d'une dizaine de TPE-PME, ce film fait apparaître le désarroi des cadres et des dirigeants. Tous subissent un traumatisme: "J'ai vécu comme une sanction le décès en 2003 d'un salarié électrocuté par une décharge de 20 000 volts, témoigne un chef d'entreprise de 70 personnes qui souhaite garder l'anonymat. Je me suis posé la question de ce que je n'avais pas mis en application. Le salarié ne portait pas ses gants de sécurité alors qu'il intervenait sur un poteau électrique sous tension. Aujourd'hui, j'envisage d'embaucher un animateur prévention. Le jour des obsèques, nous avons fermé l'entreprise pour que tout le monde puisse s'y rendre. La plaque commémorative posée devant l'entrée de l'entreprise est là pour rappeler l'importance de la sécurité et qu'un homme, qui avait la vie devant lui, est mort".
En 2004, 172 salariés du BTP sont décédés, soit plus d'un accident mortel du travail sur quatre survenu en France. C'est dire si le chantier demeure dangereux.
D.E.

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