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Zaha Hadid (1950-2016) : de la fragmentation à l’infinie fluidité

Mots clés : Architecte

Neuf cent cinquante projets répartis dans 44 pays, pilotés par 400 personnes de 55 nationalités différentes. Les chiffres affichés par l’agence Zaha Hadid Architects, parlent d’eux-mêmes, au moment où -disparaît, le 31 mars, sa fondatrice et figure charismatique. En vingt ans, l’architecte anglo-irakienne est passée du statut d’égérie d’une avant-garde européenne dont la communication passait d’abord par le dessin, l’écriture et l’enseignement, à celui de bâtisseuse adulée, posant sa griffe sur des bâtiments aux quatre coins de monde.

Posons l’hypothèse que Zaha Hadid, par son succès planétaire et son accès aux plus grandes commandes (musées, opéras, -universités), a hissé l’avant-garde et l’architecture de recherche au rang d’un magistral académisme, laissant, pour ce faire, la théorie à son associé Patrik -Schumacher. Ce dernier publiait, en 2012, une somme de près de 800 pages – The Autopoiesis of Architecture, vol. II : A New Agenda for Architecture -, plaidoyer pour une architecture paramétrique dans laquelle la notion de champ (field) remplacerait celle d’espace ; un ensemble de thèses « intellectuellement totalitaire », jugeait récemment Jacques Lucan dans Précisions sur un état présent de l’architecture (2015).

Longtemps fascinée par les notions de fragmentation, d’espace déformé et antigravitationnel développées par l’avant-garde russe, Zaha Hadid a accédé à la...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 251 du 18/05/2016
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