Edito Coup de griffe

Zadiste dans le dico

Les opposants aux « grands projets inutiles » ont déjà gagné une bataille, celle de la sémantique. Après Sivens (Tarn) ou Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les « zadistes » occupent le dico. Le terme a officiellement fait son entrée dans les illustres Petit Robert et Larousse 2016.
Ainsi donc, les gendarmes de la langue française sont plus conciliants que les CRS. Pour eux, une ZAD n’est plus l’acronyme de « zone d’aménagement différée » mais de « zone à défendre ».
Signe des temps, les zadistes se retrouveront aux côtés des « crudivores », des « décroissants » et autres « faucheurs volontaires ». Peut-être pour y défendre un certain modèle de société « décarbonnée » fondée sur « l’économie circulaire », définie par le Larousse comme « un système économique fondé sur la frugalité, la limitation de la consommation, le recyclage des matériaux ou des services ».
Bref, c’est la « lose » (état d’échec ou de malchance) pour le BTP. Consolons-nous. Nous aurions pu « prendre cher » (souffrir) si les gardiens de la langue de Molière avaient choisi d’officialiser le terme « bétonneur ». Ils auraient très bien pu le définir ainsi : « architecte, promoteur immobilier, constructeur et par extension tout professionnel de la construction dont le travail porte préjudice à la nature et à l’environnement ».

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