Territoires

Yvelines L’investissement soutenu par la hausse des impôts

Mots clés : Fiscalité

Il avait espéré que des économies drastiques suffiraient, mais neuf mois après le vote du budget 2015, le conseil départemental des Yvelines augmente de 66 % la taxe foncière (de 7,58 à 12,58 %) pour compenser la baisse des dotations et la hausse des charges, assorties d’une volonté de soutenir l’investissement et de reconstituer l’autofinancement. « Nos recettes de fonctionnement sont inférieures de 28 % à la moyenne des départements, 709 euros contre 1 041 euros/habitant », confie le président (LR) Pierre Bédier, en dénonçant « une baisse des dotations de 90 % sur trois ans dans les Yvelines alors qu’elle ne dépasse pas 30 % dans tous les autres départements. »

Equilibré à 1,370 milliard en mouvements réels (+ 2,5 %), le budget est marqué par : des dépenses de fonctionnement contenues à 919 millions (- 2,9 % hors péréquation et RSA) ; et un effort d’investissement de 371 millions d’euros dont 302 millions de dépenses d’équipement (- 6,3 % par rapport aux crédits ouverts en 2015) incluant 168 millions d’acquisitions et travaux (- 17 %) et 134 millions de subventions (+ 3,9 %). L’aide aux communes se stabilise à 8,2 millions ; 114,5 millions sont réservés à la mobilité durable, dont les gros chantiers routiers ou de transport. 51 millions (- 17 %) vont aux collèges avec en particulier le début des restructurations des lycées internationaux de Saint-Germain-en-Laye et de Buc. 40 millions (+ 11 %) sont prévus pour le logement mais 100 millions d’euros feront l’objet d’une nouvelle autorisation de programme.
Les droits de mutation sont espérés stables (280 millions, + 0,4 %), la taxe sur le foncier bâti rapportera donc 321 millions (+ 131 millions grâce au relèvement du taux). Avec une dette cumulée de 330,8 millions, les 230 euros/habitant placent les Yvelines « parmi les départements les moins endettés », assure Pierre Bédier. Le recours à l’emprunt a été fixé à 143 millions mais il sera ajusté en fonction des besoins réels.

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