Territoires

Yvelines L’effort d’investissement en hausse de près de 20 %

«L’effort doit être général, constant, durable sur trois ans, et nous pourrons peut-être ne pas augmenter les impôts. » C’est avec cette mise en garde du président Pierre Bédier que le conseil départemental des Yvelines a voté le budget 2015, quatre mois plus tard qu’à l’ordinaire, sans accroître la fiscalité. « Mais cette décision n’a de sens que si nous faisons des économies », a martelé Pierre Bédier.

Les Yvelines affichent un budget de 1,336 milliard d’euros en mouvements réels (+ 2,84 %) marqué par une stabilisation des dépenses de fonctionnement qui s’établissent à 920 millions (+ 1 %) et une forte progression de l’effort d’investissement, d’un montant de 380 millions (+ 19,7 %). Sur ce total, 367 millions d’euros sont destinés aux dépenses d’équipement (+ 19,6 %), notamment réparties entre les travaux (156,5 millions), les subventions (159,3 millions) et les acquisitions (37,6 millions). Le département affecte ainsi 20 millions d’euros supplémentaires aux opérations de réhabilitation des collèges et 15 millions au rachat et à l’activation du réseau numérique. Il alloue aussi 50 millions à l’établissement public foncier des Yvelines tandis que la construction et la réhabilitation de logements proprement dites bénéficient d’une ligne budgétaire de 11,2 millions. L’aide aux communes (10,4 millions) diminue de 13 % mais cette politique sera redéfinie courant 2015. Le montant global des autorisations de programme s’élève à 111,3 millions d’euros.

« L’un des départements les moins endettés ».

Au chapitre des recettes, les droits de mutation sont estimés à 279 millions d’euros, en hausse de 39 millions à la suite du relèvement du taux de 3,8 % à 4,5 % au 1er janvier 2015. Un produit supplémentaire totalement absorbé par la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Les recettes d’équipement s’élèvent à 59 millions d’euros (- 18,1 %). L’investissement étant autofinancé à hauteur de 103 millions (+ 33,8 %), le recours à l’emprunt a été fixé à 218 millions d’euros (+ 32,1 %). Pour Pierre Bédier, néanmoins, « les Yvelines sont l’un des départements les moins endettés parmi ceux de plus de 1 million d’habitants, avec une dette par Yvelinois inférieure à 180 euros. »

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