Enjeux

Wienerberger consolide ses usines françaises

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Produits et matériaux

Le fabricant autrichien, leader mondial de la brique et n° 1 européen de la tuile, poursuit en Alsace son programme d’investissement hexagonal.

Premier briquetier mondial et leader européen de la tuilerie, le groupe autrichien Wienerberger (15 900 salariés) renouvelle sa confiance en ses usines françaises. Succédant à quelques investissements moins importants, il vient de rénover son four pour la fabrication de briques de structure à Achenheim (Bas-Rhin). Ce programme de 5 millions d’euros pérennise pour au moins trente ans l’unité alsacienne de 48 salariés. « Au sein de notre dispositif industriel en France, Achenheim occupe une place stratégique, par le fait qu’il fabrique le plus grand nombre de références, de l’ordre de 150, dont un certain nombre lui est de surcroît spécifique », explique Francis Lagier, P-DG de Wienerberger France. Cette position clé est renforcée par la production des briques à haute résistance thermique (R), dont le site a été un pionnier, et dont la fabrication va augmenter, de manière à répondre aux exigences croissantes de performance énergétique des bâtiments. « Une brique de R 1,45 m2 .K/W fait parcourir, à elle seule, un tiers du chemin vers le bâtiment basse consommation (BBC) », souligne Francis Lagier.

Huit usines en activité en France, 790 salariés 170 M€ de CA de en 2015

Globalement, le groupe constate une progression régulière de la brique en France malgré les yo-yo du marché de la construction, ce qui consolide aussi l’avenir de ses trois autres usines hexagonales dans cette spécialité : Betschdorf, dans le Bas-Rhin, « héritée », comme Achenheim, de la briqueterie alsacienne Sturm en 1995 ; Pont-de-Vaux (Ain), intégrée lors de la reprise de Migeon en 1999 ; Durtal (Maine-et-Loire), une création ex nihilo datant de 2011 destinée à développer les ventes dans la partie ouest du pays. Toutes ces unités de taille comparable aboutissent à un total de 600 000 tonnes de briques par an, écoulées à 80 % dans un rayon de 200 kilomètres autour de chaque site.

De toutes les couleurs. Mais le transformateur de terre cuite qu’est Wienerberger fabrique aussi des tuiles, en l’occurrence en France, au sein de trois établissements actifs, totalisant 300 salariés. Les deux plus grands sites, situés à Seltz (Bas-Rhin) et à Lantenne-Vertière (Doubs) produisent, sous la marque Koramic, des tuiles à emboîtement mécanique principalement destinées à la maison individuelle neuve ou rénovée.

La tuileraie Aléonard, à Pontigny (Yonne), est quant à elle une spécialiste des tuiles plates pour les monuments historiques. « Nos efforts d’investissements portent notamment sur l’augmentation de la gamme des couleurs qui est demandée par le marché, le maintien de notre avance concurrentielle sur la finesse de peau et l’étanchéité grâce à nos moules en plâtre, ainsi que l’adaptation des accessoires, comme les rives, aux différentes techniques de pose », expose Eric Galzi, directeur industriel de Wienerberger France. Le site d’Hulluch (Pas-de-Calais), lui, est à l’arrêt depuis cinq ans.

Modernisation dans les briques apparentes. Troisième pôle industriel du groupe en France, les briques apparentes ont été regroupées sur l’unique site de Flines-lez-Raches, dans le Nord, où était située l’ancienne briqueterie Bar, intégrée au groupe en 2007. L’usine a bénéficié d’un investissement de modernisation de 1,5 million d’euros en 2014. Avec les autres implantations, dont le laboratoire de recherche-développement de briques de Franois (Doubs), Wienerberger emploie dans l’Hexagone 790 salariés pour un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros en 2015.

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