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Vittorio Lampugnani Immeuble de bureaux Bale

Mots clés : Droit du travail - Gros oeuvre - Produits et matériaux - Rénovation d'ouvrage

Sur le campus Novartis à Bâle, Vittorio Lampugnani livre un bâtiment de bureaux à l’impeccable rigueur classique. La solide maçonnerie de la façade cache une des plus intéressantes tentatives pour renouveler l’espace de travail et donner intimité et convivialité à la formule de l’open space imposée sur tout le campus.

Indissociable de son contexte, cet immeuble ne peut se comprendre qu’en fonction du master plan également conçu par l’architecte. Cette double opération est en effet pour lui l’occasion de mettre en pratique ses principes théoriques (voir encadré). Pour transformer le site industriel de 20 ha en campus de recherche, il adopte ainsi le plan de la ville du XIXe siècle : des rues se coupant à angle droit, chaque bâtiment – bureaux ou laboratoires – occupant la totalité d’une parcelle, et respectant le même gabarit d’une hauteur de quatre étages sur rez-de-chaussée haut. Selon lui, il s’agit d’un modèle urbain ayant fait ses preuves en termes de flexibilité de sociabilité avec la capacité de s’adapter aux évolutions dans le temps et de susciter les contacts, conditions essentielles dans une communauté de chercheurs qui devrait atteindre 10 000 personnes.

Situé sur Fabrikstrasse, l’axe nord sud qui structure le campus et prend explicitement pour modèle la rue de Rivoli à Paris, l’immeuble de bureaux respecte à la lettre les prescriptions de hauteur, de gabarit et de continuité spécifiées dans le master plan. Sur un rez-de-chaussée haut de 6 m se superposent quatre niveaux de bureaux que couronne une balustrade. Côté Fabrikstrasse, ils reposent sur une puissante arcade, assurant la continuité de l’enfilade des arcades le long de la rue.

A l’extérieur, l’édifice adopte la simplicité et la sobriété architecturales de rigueur pour un bâtiment urbain. En marbre de Carrare, les quatre façades n’ont rien de commun avec un habituel placage. Ce sont de vraies constructions : les volumes de marbre de 15 cm d’épaisseur sont assemblés a joint de mortier et fixés sur une structure acier. Un vide et l’isolation séparent les façades de la structure porteuse en béton. D’apparence massive, l’édifice exprime solidité et pérennité. Grâce à la finesse de leurs menuiseries en aluminium, les grandes baies coulissantes n’altèrent pas la continuité du mur de pierre.

Une inspection attentive révèle une grande subtilité dans la composition des façades. En léger retrait sur les trois premiers étages, les fenêtres sont, par contre, profondément enfoncées au dernier niveau. Réinterprétant le thème de la loggia, les trumeaux apparaissent alors comme des piliers. Différents traitements de surface du marbre, bouchardé ou...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 191 du 01/10/2009
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