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Vincennes La Sainte-Chapelle restaurée

Mots clés : Architecte - Architecture - Conservation du patrimoine

Lors de la tempête du 26 décembre 1999, le vent a traversé à 200 km/h la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, détruisant les vitraux des baies de la nef. Refaits après leur destruction lors de la dernière guerre, ils ne présentaient pas d’intérêt historique, au contraire de ceux du chœur, miraculeusement préservés.

Dominique Moufle, architecte en chef des Monuments historiques, lançait alors un programme visant à restaurer les réseaux de pierre des baies, à consolider leurs structures et à réinstaller des vitraux inspirés de ceux du XVIe siècle. « Mais le vent avait provoqué un effet de tambour mettant les voûtes en vibration, faisant tomber de nombreux joints et provoquant d’importantes déformations », rappelle Gabor Mester de Parajd, successeur de Dominique Moufle.

La consolidation a été effectuée en remplaçant un minimum de pierres, en reprenant l’ensemble des joints et en régénérant les reins de voûtes par trois tonnes de coulis de chaux. Le décor peint des plafonds a été restauré et les 56 têtes sculptées à la base des culots ont été nettoyées au laser.

Réouverture au public

Alors que le bâtiment vient de rouvrir au public, deux grands chantiers restent à mener à bien. La chute d’une gargouille en janvier dernier est venue rappeler que le décor sculpté extérieur réclamait des travaux d’urgence. Cette nouvelle campagne de restauration devrait s’achever en 2011. En attendant, la façade, un des premiers chefs-d’œuvre du gothique flamboyant, a été emmaillotée et l’épi de faîtage, fendu, a été cerclé.

Par ailleurs, les vitraux du chœur sont en mauvais état avec des réseaux de plomb très dégradés. Leur restauration est prévue à partir de 2012.

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage : ministère de la Culture et de la Communication – Service national des travaux.

Maîtrise d’œuvre : Gabor Mester de Paradj.

Entreprises : H. Chevalier (maçonnerie, pierre de taille), Arcoa (décors peints), atelier J.-L. Bouvier (sculpture), Les Charpentiers de Paris (charpente, menuiserie), SDEL Tertiaire (électricité), UTB (couverture), atelier Barthe et Bordereau (vitraux), Comi Service (échafaudages).

Coût des travaux : 4,284 millions d’euros.

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