Annuel immobilier

Villeurbanne (Rhône) Une densité retrouvée

Mots clés : Architecture - Etat et collectivités locales - Immeuble de grande hauteur - Sécurite des ouvrages

Projet phare de la métropole, Gratte-Ciel centre-ville vise à redonner une dimension à ce cœur d’agglomération, dont la superficie passera de 7 à 14 ha. Le tout dans le respect de l’architecture remarquable de Môrice Leroux.

C’est l’un des plus importants projets urbains conduits dans les dix prochaines années sur le territoire de la métropole de Lyon. Baptisée Gratte-Ciel centre-ville, cette opération vise à doter Villeurbanne d’une centralité à l’échelle de cette ville de 145 000 habitants. « Ce projet se justifie aussi à l’aune du Schéma de cohérence territorial, qui propose une organisation urbaine multipolaire dont Villeurbanne sera l’un des pôles », souligne Richard Llung, adjoint à l’urbanisme de la Ville et vice-président de la Métropole en charge de l’urbanisme réglementaire. Né sous l’impulsion de Lazare Goujon et construit par Môrice Leroux dans les années 1930, le quartier des Gratte-Ciel appelle un développement à la hauteur de ce patrimoine remarquable.

Les actes réglementaires posés – avec la création d’une ZAC en février 2011 et la désignation de la Serl comme aménageur -, Nicolas Michelin, retenu comme architecte en chef de la ZAC, a précisé la forme du projet. Un travail qui s’inscrit dans la continuité de celui engagé en 2008 par l’agence Christian Devillers. « Nous avons déterminé un certain nombre d’invariants à conserver pour que l’architecture du futur projet s’inscrive dans la continuité du projet né dans les années 1930 », précise Nicolas Michelin.

D’ici à 2025, 111 000 m2 de surface de plancher seront construits : 60 000 m2 de logements (soit 900 logements), 27 000 m2 de commerces, 20 000 m2 d’équipements et 4 000 m2 en surface tertiaire. « Nous avons le devoir, dans les opérations publiques, de faire en sorte que les opérations urbaines restent accessibles aux habitants », insiste Richard Llung. Le projet comprendra 49 % de logements aidés (locatif social, intermédiaire et accession sociale) et 10 % d’accession à prix maîtrisé. Côté commerces, la Ville entend garder la maîtrise de la cohérence d’ensemble, entre les commerces existant au sud et ceux qui s’implanteront, au nord.

Sortir du schéma classique. Le renforcement des équipements publics commencera par la construction d’un nouveau lycée, sous maîtrise d’ouvrage de la région, et d’un complexe sportif, sous maîtrise d’ouvrage de la Ville. Viendront ensuite un groupe scolaire, un pôle petite enfance et un cinéma d’art et d’essai. Pour conduire cette opération d’envergure, les élus ont voulu sortir du schéma classique promoteur-architecte. « L’idée est de constituer un pool de 5 à 6 équipes d’architectes qui travailleront, en atelier, avec l’agence Nicolas Michelin. Les opérateurs privés qui viendront sur cette opération choisiront leur concepteur parmi eux. Nous essayons, au travers de ce schéma, d’être les garants des fondamentaux du projet tel que nous l’avons pensé et défini », ajoute Richard Llung.

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ENCADRE

7 hectares

111 000 m2 de surface de plancher

25 000 m2 d’espaces publics

ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage : Métropole de Lyon. Copilotage du projet : Ville de Villeurbanne. Aménageur : SERL. Urbaniste-architecte en chef : ANMA (Agence Nicolas Michelin et Associés). Investissement : 113 M€ (hors construction du lycée, sous maîtrise d’ouvrage de la Région estimée à 30 M€ et hors acquisitions foncières pour40 M€).

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