Autres 1969-1971

VIE ET MORT DE L’INSTITUT DE L’ENVIRONNEMENT

En 1971, l’Institut de l’environnement ferme ses portes, deux ans seulement après les avoir ouvertes ! Comment expliquer qu’une institution si réputée, ayant laissé derrière elle tant d’élèves nostalgiques, ait eu une durée de vie aussi brève ? Une thèse récente(*) met clairement en relief les profondes lignes de clivage ayant traversé le corps enseignant, ainsi que les louvoiements d’une administration de tutelle qui ne sut jamais si elle avait bien fait d’engager tant d’argent dans une entreprise pédagogique aussi ambitieuse !

D’une certaine manière – française -, la création de l’Institut de l’environnement se présente comme l’un des linéaments de la « déféodalisation » de l’université – comme on disait alors – et de son corollaire, la destruction du système facultaire, pensés par quelques « modernisateurs » de l’administration de la recherche, réunis autour de Pierre Mendès-France dès la fin des années 1950. S’il fallait encourager les disciplines interstitielles, en devenir, et « pluridisciplinaires », quel meilleur terrain que l’environnement et les recherches qu’il pouvait suggérer ? En cela, l’institut répondait trait pour trait aux revendications de toute une frange des étudiants en architecture « contestataires », qui, pour nombre d’entre eux, revêtaient plutôt les habits du « jeune Turc » que ceux du révolutionnaire exalté. Dans ce nouvel institut, ce fut donc...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 259 du 18/04/2017
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