Formation ÉCOLES DE PAYSAGE (2/9)

Versailles se régénère autour du projet, pilier de sa pédagogie

Orpheline de ses pères fondateurs, l’école de Versailles se métamorphose dans ses murs comme dans ses horizons pédagogiques, renouvelés par la montée en puissance de la Villa Le Nôtre.

Toutefois, les cinq disciplines fondatrices, articulées autour du projet, structurent toujours l’enseignement.

La première pierre du chantier de modernisation, sous la maîtrise d’œuvre d’Alexandre Chemetoff, symbolise la nouvelle ère qui s’engage en ce printemps à l’École nationale supérieure du paysage (ENSP), et en premier lieu dans son berceau versaillais. « Le temps des gourous est révolu, mais la relève est là », sourit le directeur Vincent Piveteau.

Depuis la fin des années 1970, la personnalité charismatique de Michel Corajoud, relayée par celles de Bernard Lassus et de Gilles Clément, avait marqué les promotions successives. Le départ inopiné de Gilles Vexlard, à la dernière rentrée, a clos le chapitre des pères fondateurs. Programmé à partir de 2018, le regroupement à Versailles des étudiants en première année, y compris ceux qui poursuivront leur cursus à Marseille, complète le tableau de la transition qui s’engage, au moment où se met en place le nouveau diplôme d’État de paysagiste (DEP). Mais l’héritage vit toujours, avec les cinq disciplines clés : projet, sciences humaines, écologie, arts plastiques et techniques pour le paysage. Avec 50 % du temps et deux jours d’atelier par semaine, le projet met en résonance les autres...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 398 du 14/04/2017
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