Enjeux Agents chimiques dangereux

Vers des seuils pénibilité très exigeants

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail

D’ici à la fin décembre paraîtra un arrêté rédigé par les ministères de la Santé et du Travail relatif à la grille d’évaluation des agents chimiques dangereux. Il fixera le « seuil pénibilité » associé à l’exposition à ce type de produits, c’est-à-dire le niveau à partir duquel on considérera qu’un salarié est exposé à la pénibilité. Le risque chimique est l’un des six critères de pénibilité qui entreront en vigueur en 2016 dans le cadre du compte pénibilité. D’après le ministère du Travail, cet arrêté fixera donc les seuils pénibilité à 30 % de la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) à un agent chimique dangereux, à partir de 150 heures travaillées par an.

La filière bois s’alarme. La filière bois, qui a récemment fait parvenir des courriers alarmistes aux ministères concernés et au Premier ministre contre ce projet d’arrêté, ne semble donc pas avoir été entendue. Elle estime effectivement qu’un seuil si bas (selon ce projet d’arrêté, le seuil pénibilité pour les poussières de bois serait fixé à 0,3 mg/m3) aura pour effet d’exposer mécaniquement à la pénibilité tous les salariés de la filière. « Ce nouveau seuil reviendrait à instaurer un véritable régime spécial de retraite pour la filière, déconnecté d’une réelle pénibilité ! », a notamment estimé Philippe Roux, président de l’Union des métiers du bois, dans un courrier au ministère du Travail. « Cette approche systématique réduirait à néant la politique de prévention de nos entreprises. »

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