Territoires

Vendée La déconstruction, un marché porteur pour Charier

Paul Barizeau, président du directoire, l’annonçait dans « Le Moniteur » du 29 avril (page 20) : le groupe de travaux publics Charier mise sur la déconstruction et espère « doubler cette activité dans les cinq prochaines années ». Pour cela, le groupe indépendant a investi dans les hommes, en recrutant Thierry Haie (ex-Vinci Construction) comme directeur du développement de la branche déconstruction-désamiantage, et va ouvrir un nouveau bureau à Nantes.

4 500 m2 déconstruits.

Charier peut aussi compter sur quelques belles références, comme la déconstruction du site du traitement d’eau et l’usine hydroélectrique au pied du barrage de Mervent, en Vendée. Commencé en octobre dernier, ce chantier de déconstruction et de terrassement, qui s’élève à près de 870 000 euros, est sur le point de se terminer. Le marché a été confié à l’agence Clénet-Palardy, basée à Champagné-les-Marais, qui dispose également d’une plate-forme près de La Rochelle pouvant recycler quelque 40 000 tonnes de déchets inertes par an. « Sur ce chantier, 10 600 tonnes de gravats ont été concassées sur place et nous avons déconstruit 4 500 m2 de bâtiments dans un environnement complexe. Pour l’usine hydroélectrique, il a d’abord fallu protéger les deux turbines, qui seront conservées, ainsi que les ouvrages de surveillance et d’auscultation du barrage. Nous avons travaillé avec des fraises hydrauliques qui génèrent moins de vibrations », explique Cédric Couilleau, directeur de l’agence.

Création d’un batardeau.

Parallèlement, Charier a réalisé un batardeau incluant un ouvrage d’art de dérivation des eaux. Mis en place devant le barrage, ce batardeau permet de créer une zone sèche qui facilitera les interventions de génie civil sur le barrage par Demathieu & Bard. D’un coût total de 8,9 millions d’euros HT, ces travaux, menés pour le compte du Siaep (syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable) de la forêt de Mervent, étaient devenus obligatoires en prévision d’une crue décamillénale. Ils prévoient notamment la création d’une route à 2 m au-dessus de la route actuelle afin de laisser passer l’eau.

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