Autres Marchés

Végétaux cherchent acheteurs responsables, désespérément

Mots clés : Distribution - Réglementation

« Retenez-moi ou je ressors l’allotissement ! » Une partie des pépiniéristes brandissent les marchés de fourniture de végétaux comme un chiffon rouge pour convaincre les entreprises de paysage de jouer le jeu des producteurs plutôt que celui du négoce. Raison de plus pour donner la parole aux uns et aux autres.

En toile de fond de la journée de débats sur la palette végétale de demain, le 19 janvier dernier, à l’initiative du pôle paysage de la Fédération nationale des pépiniéristes et horticulteurs professionnels (FNPHP), le manque de visibilité de la demande renforce la perplexité des producteurs : « Au bout de quatorze moulinettes, comme j’ai pu le voir récemment à La Rochelle, les variétés et les tailles ont bouleversé la conception même du projet dans un marché transformé en eau de boudin. Au final, tout le monde y perd », témoigne Daniel Soupe, pépiniériste à Châtillon-sur-Chalaronne (Ain). La discontinuité entre conception et exécution conduit l’animateur du pôle paysage de la FNPHP, Michel Le Borgne, à envisager l’allotissement comme un plan B pour restaurer ce lien : « Si la barre n’est pas redressée, si les acheteurs publics et les maîtres d’œuvre qu’ils mandatent à des prix de misère ne reprennent pas le pouvoir qu’ils ont abandonné au profit de dossiers déclaratifs moins-disants non contrôlés, si la mise...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 388 du 25/04/2016
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