Annuel immobilier

Valeur verte Les tendances 2015

Mots clés : Normalisation - Marquage CE

La double certification permet de séduire des utilisateurs internationaux. La certification en exploitation est surtout tirée par les propriétaires.

Le secteur de la certification environnementale n’échappe pas au phénomène des tendances. D’ailleurs, les experts en notent deux. D’abord, la double certification HQE et Breeam gagne le marché parisien et ses environs. Dans son baromètre de la certification environnementale publié en juin dernier, Green Soluce relevait la double certification de 11 opérations en Ile-de-France (NF HQE associée à Breeam dans 72 % des cas et dans 28 % des programmes à Leed). « La plupart des propriétaires aiment bien avoir ce type de produits dans leur portefeuille, car le marché parisien est très internationalisé », rappelle Eric Monnereau, directeur au sein du département Conseil et AMO de la société de conseil en immobilier JLL. Par ailleurs, « le label Breeam est plus pragmatique, il permet de certifier des opérations plus ciblées, pas forcément très lourdes et donc moins coûteuses », ajoute le professionnel. Toutefois, le développement de la double certification ne laisse pas p oindre une tendance à la triple certification. Selon Eric Monnereau, « le label Leed est plus compliqué à mettre en œuvre, et certaines mesures de calculs sont établies selon les normes américaines, cela complexifie les opérations ».

Les utilisateurs pas assez sensibilisés

Autre tendance, et pas des moindres : la certification en exploitation. Fin 2014, 402 opérations tertiaires faisaient l’objet d’une certification en exploitation selon le baromètre de Green Soluce (51 % certifiées HQE Exploitation et 48 % Breeam-In-Use). « C’est une tendance lourde et durable », estime Patrick Nossent, président de Certivea et trésorier de l’association France GBC. Et d’ajouter : « La certification en exploitation permet de vérifier que le bâtiment possède vraiment les caractéristiques de sa labellisation tout en se demandant comment en tirer un bénéfice plus grand. Je rappelle qu’un bâtiment certifié coûte 11 % de moins en exploitation qu’un édifice non certifié selon les indicateurs IPD de l’immobilier vert. » Aujourd’hui, cette tendance est largement impulsée par les propriétaires. Depuis 2013, les acteurs (propriétaires, exploitants et utilisateurs) peuvent s’engager individuellement dans une démarche de certification. Lorsqu’un axe est certifié, cette démarche émane du propriétaire dans 79 % des cas, assure le baromètre de Green Soluce. Enfin, les propriétaires et exploitants sont engagés à hauteur de 89 % lorsque deux axes sont certifiés. Les utilisateurs seraient-ils à la traîne ? « Ils sont très nombreux. Nous touchons à l’économie globale. Il faut continuer à les sensibiliser pour qu’ils soient plus nombreux à s’engager dans les années à venir. »

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