Régions

Val-de-Marne Seine-Amont : logements et activités sur les terrains de RFF

Mots clés : Politique du logement - Rénovation urbaine - Transport ferroviaire

Le 3 octobre, RFF devait signer une convention opérationnelle avec l’Etablissement public d’aménagement Orly-Rungis-Seine Amont (EPA-Orsa), chargé de conduire une opération d’intérêt national (OIN) sur le secteur, avec la SNCF, l’Etat et les villes d’Ivry, Vitry, Villeneuve-Saint-Georges, Orly et Thiais. Il s’agit de la « première phase d’un partenariat innovant et exemplaire » qui, tout en veillant à préserver les espaces nécessaires au fonctionnement des activités ferroviaires et à leur développement sur le long terme, organise « le devenir de terrains limitrophes sur lesquels des projets urbains s’élaboreront ». Cette première convention ne porte que sur la réalisation, d’ici à la fin du 1er trimestre 2009, d’études estimées entre 200 000 et 300 000 euros pour l’aspect ferroviaire et 150 000 euros pour le volet urbain. La vente des terrains fera l’objet d’une autre convention.

Huit sites identifiés

Huit sites libérables ont été identifiés et classés en trois catégories. Quatre, « mutables », peuvent accueillir sans problème logements et activités. Situés à Ivry gare, Ivry Champ Dauphin, Vitry gare et Vitry Léon-Geoffroy, ils s’étendent sur 20 ha. Les premiers travaux pourraient y débuter d’ici à deux ans. La « mutabilité » reste à confirmer sur deux sites couvrant 30 ha : les Ardoines à Vitry et le sud-ouest de la gare de Villeneuve Triage. Enfin, deux secteurs présentent une capacité d’évolution incertaine en raison d’enjeux ferroviaires et urbains complexes. Il s’agit d’Ivry-Tolbiac dans le prolongement de Paris-Rive-Gauche et d’Orly-Rungis pour lesquels les périmètres n’ont pas encore été déterminés.

« La difficulté est de ne pas se tromper sur les besoins de demain », insiste Bernard Chaineaux, directeur de RFF pour l’Ile-de-France, qui ajoute : « Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Une fois les terrains vendus pour la construction de logements et bureaux, le phénomène est irréversible. » Une opération de longue haleine « sur des échéances de 20 à 30 ans », n’hésite pas à dire Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne et de l’EPA-Orsa.

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