Territoires

Val-de-Marne Pour les élus, le prix du foncier industriel est trop cher

Les élus communistes du territoire T12 – Grand Orly, Val de Bièvre, Seine Amont, soit 670 000 habitants – estiment que l’opération d’intérêt national (OIN) de Vitry-sur-Seine est en danger par manque de financement et de volonté de l’Etat. Dans le cadre de cette OIN, l’Etablissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont (EPA Orsa) doit aménager deux ZAC sur des terrains industriels. Au total, 3 000 hectares en bord de Seine, avec 7 000 logements programmés et 20 000 emplois attendus. « Nous sommes inquiets car nous ne sommes plus en mesure de suivre le développement de ces deux ZAC. L’Etat doit apporter sa contribution comme le font les collectivités territoriales et les grandes entreprises », explique Jean-Claude Kennedy, maire (PCF) de Vitry-sur-Seine. Avec ses collègues, il a écrit au Premier ministre. Ensemble, ils estiment qu’il faut relancer le projet en privilégiant les investissements.

Un foncier recyclé « prêt à l’emploi ». Pour cela, les élus font des propositions, notamment sur le foncier : demande de baisse des prix des terrains SNCF (5 ha) pour « les rendre compatibles avec le bilan de l’opération d’aménagement » ; accompagnement spécifique de l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (Epfif) auprès de l’EPA Orsa en termes de portage foncier, en particulier au travers d’une prise en charge financière plus complète de remise en état des sols (dépollution) pour produire un foncier recyclé « prêt à l’emploi », assorti d’une décote pour les parcelles dévolues à l’activité économique.
Enfin, les élus demandent une aide particulière pour le volet transport de l’OIN : franchissement du faisceau ferroviaire de la gare d’Austerlitz aux Ardoines-Vitry et travaux préalables à la construction de la gare du Grand Paris Express – ligne 15 Sud -, évalués de 17 à 18 millions d’euros. Reste aussi le déménagement du dépôt pétrolier des Ardoines (classé Seveso 2) qui doit être fermé en 2020, pour lequel les élus demandent des garanties et dont le coût est estimé de 20 à 40 millions d’euros.

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