Technique et chantier

Usure et entretien des chenilles d’une pelle

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Roulement. Les trains de chenilles représentent presque 20% du prix d’une pelle. Leur entretien est d’autant plus important qu’un défaut peut immobiliser l’engin et avoir des conséquences sur les autres parties de la machine.

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Principe de fonctionnement

Le train de roulement est constitué d’une chaîne formant une boucle. Celle-ci entoure un bâti avec deux roues à ses extrémités : une roue crantée motrice, appelée « barbotin » ; une roue lisse assurant la tension, appelée « roue folle ». Entre les deux, des galets garantissent la répartition des charges et le maintien de la chaîne, également guidée par des butées appelées « guide-chaîne ». Sur cette chaîne viennent se boulonner des patins de largeurs et de formes différentes selon les applications.

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L’usure

Le train de chaîne comporte des pièces métalliques en frottement les unes contre les autres : l’usure est normale et inévitable. Celle-ci doit être uniforme. Une usure asymétrique trahit un problème qu’il faudra identifier et résoudre. Les axes qui maintiennent ensemble les maillons de la chaîne forment le point critique. Réparti à intervalle régulier − « le pas » −, leur écartement correspond exactement à la denture du barbotin. Leur usure modifie le pas et, à terme, altère le barbotin lui-même. À noter que ces axes sont graissés lors de leur montage et qu’il n’est plus nécessaire de les lubrifier par la suite.

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La tension de la chaîne

La tension de la chaîne doit être vérifiée toutes les semaines. Trop lâche, elle accélérera l’usure. Trop tendue, elle exercera du stress sur les autres composants. Une chenille bien tendue doit présenter un léger affaissement, appelé « flèche », dont l’amplitude idéale est indiquée par le constructeur de la machine. Pour tendre la chaîne, il faut pousser sur la roue folle en injectant de la graisse dans un piston prévu à cet effet. Pour la détendre, il faut vider un peu de graisse à l’aide d’un clapet de décharge. Attention ! Sous la pression, le bouchon du point de graissage peut être éjecté de façon violente ; son dévissage est dangereux.

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Les bourrages

Les matériaux qui se coincent dans le train de chenilles accélèrent l’usure. Pire : s’ils gèlent et se dilatent, ils peuvent provoquer de gros dégâts. Le nettoyage régulier du train de chaîne est donc une opération importante. Si la pelle évolue sur des matériaux meubles, il faut choisir des patins de grande largeur présentant des trous pour évacuer la boue. Si, à l’inverse, elle est amenée à se déplacer sur un sol rocheux, alors il faut travailler avec des patins étroits.

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Le cas des chenilles en caoutchouc

Une chenille en caoutchouc ne se répare pas. Il est donc particulièrement conseillé de l’entretenir pour qu’elle atteigne sa durée de vie normale d’environ deux mille heures. La vérification de sa tension doit être hebdomadaire. Avec les chenilles en caoutchouc, les bonnes pratiques de conduite prennent toute leur importance. Par exemple, il ne faut pas monter sur un obstacle de biais car cela provoque un stress latéral très dommageable. Préférez également les virages larges à la contre-rotation qui abîme davantage les chenilles.

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