Edito

Urgence publique

C’est un secteur qui souffre et n’en peut plus de souffrir. C’est un secteur à l’agonie mais qui se bat pour vivre. Les travaux publics dépendent essentiellement de l’investissement de l’Etat et des collectivités locales, cette source longtemps inépuisable que la crise tarit chaque jour un peu plus. Alors, que faire ? Et surtout, comment faire ?
Pleurer le bon vieux temps des affaires en or et des projets gigantesques ? Implorer la manne d’un Etat qui peine à boucler ses propres fins de mois ? Prier les dieux du BTP ou jouer à l’Euro Millions, bref s’en remettre à la pensée magique ? Aucun intérêt. La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a choisi l’imagination.
A l’instigation de son président, Bruno Cavagné, elle a conçu 17 propositions, dont certaines rejoignent celles de l’Association des maires de France (AMF), pour dénicher les financements et doper l’investissement. Avec l’aide de ses fédérations régionales, elle a détecté 400 projets en souffrance dont la (re)mise en route rapide est possible.
Oh, bien sûr, on pourrait se contenter de laisser faire le marché et d’attendre l’ajustement « naturel » du secteur. On connaît le résultat. Les Américains l’ont testé avec leur industrie automobile : une boucherie dont le coût final est supporté par la collectivité. Alors, autant agir. Inventer. Expliquer. Diffuser. Convaincre. Et vite, de préférence.
Dans « travaux publics », il y a « travaux », c’est-à-dire travail (ou emplois) et il y a « publics », c’est-à-dire citoyens (ou contribuables). L’enjeu est là, dans la conjugaison du soutien à l’activité et de la création d’emplois. Sinon, la reprise restera une chimère. Et c’est ainsi que « Le Moniteur » prépare le printemps…

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X