Territoires

Urgence dans le domaine des transports

Une dizaine d’autorités organisatrices sur des périmètres en inadéquation avec les bassins de mobilité, une offre de transports collectifs parmi les plus faibles des métropoles françaises, des infrastructures saturées, un usage de la voiture qui continue de se développer… C’est sur le dossier des transports qu’Aix-Marseille-Provence souffre du plus grand retard par rapport à ses homologues françaises et européennes avec des besoins d’investissements urgents. Sans attendre, la mission de préfiguration a tiré la sonnette d’alarme et produit un Livre blanc qui préfigure un plan transports pour la future métropole. « Si les élus avaient participé à nos travaux, nous aurions même pu arrêter un projet avec une stratégie de financement », assure Vincent Fouchier, directeur du projet métropolitain et coordonnateur de ce travail.

Le plan est ambitieux : 7 milliards d’euros à engager au cours des quinze prochaines années (dont 2,5 milliards pour la gare Saint-Charles à Marseille) avec en perspective un doublement de la fréquentation. Sans être un « projet clés en main », ce Livre blanc propose deux scénarios, autour d’une épine dorsale Aubagne-Marseille-Vitrolles-Arles : l’un fondé sur la création d’une boucle TER entre Marseille, Aix et Vitrolles (scénario Ring), l’autre sur un fort développement des transports en commun routiers (scénario Inter-Pôles). Le financement ? Des recettes fiscales ou spécifiques, des cofinancements Etat-collectivités, de l’emprunt, contrebalancés sur trente ans par la hausse des recettes d’exploitation.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X