Enjeux Risques professionnels

Urban Dumez combat les TMS avec l’ostéopathie

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail

Faire appel à la médecine douce pour prévenir les arrêts maladie de ses salariés. C’est le pari d’Urban Dumez, basé à Schiltigheim (Alsace). « Nous avions constaté un taux d’absentéisme de 8 % chez les ouvriers, raconte Romain Bouix, directeur qualité sécurité environnement (QSE) de cette entreprise générale de bâtiment de 155 salariés (groupe Vinci Construction France). Nous sommes ainsi entrés en contact, courant 2016, avec Mathias Miltenberger, un étudiant en dernière année à l’Institut supérieur d’ostéopathie de Paris, qui nous a proposé de mener une étude sur l’impact de cette pratique en matière de prévention des arrêts de travail. » Et par là même sur la réduction des souffrances des salariés causées par des troubles musculosquelettiques (TMS).

Dix ouvriers de l’entreprise se portent alors volontaires pour passer entre les mains du jeune homme. En plus des soins destinés à réduire les douleurs, l’apprenti ostéopathe leur prodigue des conseils méthodologiques pour améliorer leurs postures et prévenir les risques à leur poste de travail.

Evaluer la probabilité d’être en arrêt maladie. Le recours à un questionnaire type, utilisé avant la séance puis quinze jours après dans le cadre d’un bilan avec le futur praticien, permet à ce dernier d’évaluer la probabilité d’arrêt de travail. Résultat : 80 % du personnel traité a vu ce risque diminuer dans les six mois. Les participants ont tous plébiscité l’action via un formulaire de satisfaction.

Forte de ce succès, l’entreprise de bâtiment doit à présent transformer l’essai au cours du printemps. « Dans le cadre d’un partenariat avec Mathias Miltenberger, qui est désormais établi comme ostéopathe, nous allons proposer a minima une séance par an à chaque salarié volontaire », reprend Romain Bouix. Les avantages ? La prise en charge des consultations par l’entreprise et le gain de temps – le professionnel de santé se déplacera sur le lieu de travail, en agence ou sur chantier. « A défaut, le salarié ne ferait pas forcément la démarche de consulter en ville, ajoute Romain Bouix. Exercer dans le cadre de l’entreprise permettra en outre au praticien de mieux cibler en temps réel l’origine des douleurs des salariés. » Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a validé le projet, qui bénéficie également du soutien du médecin du travail.

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