Architecture Technique Equipement culturel

Unité de façade pour diversité de fonctions

Mots clés : Manifestations culturelles

Sous un aspect extérieur unitaire, l’espace Vasarely d’Antony fédère plusieurs programmes.

D’un site – « la règle du lieu » – et d’un programme – « la règle du jeu » -, l’architecte Nicolas C. Guillot sait tirer le meilleur parti. Des équipements culturels, ce Lyonnais en a construit bon nombre. Tous démontrent une belle capacité de synthèse. Le centre Vasarely d’Antony (Hauts-de-Seine), qui accueille des locaux associatifs, des espaces culturels et des studios de musique, ne fait pas exception. A la charnière d’un quartier pavillonnaire et d’un quartier de tours dont le talus de la ligne de RER forme la césure, l’espace présente plusieurs visages dans un contenant unique qui règle le bon fonctionnement des trois activités.

Insertion urbaine soignée.

« La Ville avait un réel besoin d’une salle digne de ce nom. Celle dont nous disposions était loin du centre-ville et si malcommode que j’avais honte d’accueillir le moindre orateur », explique Jean-Yves Sénant, maire d’Antony. A cette nécessité s’ajoutaient les attentes d’une cinquantaine d’associations pour disposer de locaux. « Le jury du concours a choisi ce projet pour ses qualités fonctionnelles et son insertion urbaine. » A l’arrière, un mur quasi aveugle protège l’équipement des nuisances ferroviaires. En se retournant sur les côtés, le bâtiment s’ouvre peu à peu sur l’extérieur avant d’exhiber une façade principale vitrée. Lisse et arrondie, elle met en scène la vie intérieure du bâtiment, en particulier les circulations. L’espace public, qui était jusque-là encombré de voitures, forme dorénavant – après une heureuse proposition de l’architecte – une placette avec parvis.

Des espaces modulables.

Les trois accès en façade principale débouchent sur autant de halls fédérés par un atrium toute hauteur. A chaque niveau les éléments du programme sont traités comme des boîtes autonomes qui se protègent les unes des autres. Ce dispositif circulations périphériques/boîtes génère l’enceinte protectrice indispensable au fonctionnement simultané d’une salle d’orchestre (1 200 places), d’une salle de musique amplifiée et de locaux associatifs. A ces qualités il faut ajouter le soin apporté à la modularité des dispositifs scéniques, au raffinement des systèmes acoustiques, essentiels dans un tel programme, comme au choix des essences de bois (frêne pour le cloisonnage acoustique, hêtre pour les châssis inté- rieurs des ouvrants). Dès l’origine, Nicolas C. Guillot parlait d’une « synthèse équilibrée du contexte et des usages ». Pari gagné ! Loin d’être une simple juxtaposition de fonctions qu’on se serait contenté de carrosser, le centre Vasarely a été pensé dans sa globalité.

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ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : Ville d’Antony. Maîtrise d’œuvre : Nicolas C. Guillot, architecte. BET : AIA Ingénierie (structure, fluides, économiste), Architecture et Technique (scénographie), Acouphen (acoustique), SE & me (HQE), Atelier 59 (signalétique). Entreprise générale : GCC. Surface : 3 335 m² Shon. Coût des travaux : 13 millions d’euros HT.

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