Territoires Dijon

Une toilette à 40 M€ pour le musée des Beaux-Arts

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

La deuxième tranche de rénovation du musée des Beaux-Arts de Dijon s’engage pour une durée de trois ans. Moins spectaculaire que la première, qui a doté l’édifice historique d’une nouvelle entrée surmontée d’une extension contemporaine et a ouvert une façade sur la cour de Bar, elle n’en est pas moins décisive… et elle s’avère deux fois plus coûteuse, à 40 millions d’euros TTC.

Jusqu’à l’été 2019, cette dernière phase de travaux aboutira à rénover 50 salles qui occupent les deux tiers de la surface du musée sur deux étages et dans les combles. Elle déplace les réserves dans la zone industrielle nord, libérant ainsi l’espace du sous-sol pour héberger l’accueil et des salles de médiation.
« L’idée est de créer une capillarité avec la ville, qui sera visible depuis les salles. Inversement, les collections seront apparentes depuis la rue », explique David Liot, le directeur des musées municipaux. Par conséquent, les fenêtres aujourd’hui occultées seront vitrées. La réouverture d’un ancien passage depuis la place de la Sainte-Chapelle rendra le musée accessible à ses quatre points cardinaux.

L’enveloppe d’un édifice classé.

Destinée à rendre les parcours de visite plus fluides, la rénovation vise aussi une meilleure efficacité thermique de l’ancien palais des ducs de Bourgogne, construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, et dont le dernier lifting significatif remonte aux années 1970. Les verrières sur les toits seront supprimées au profit d’une toiture d’ardoise et les menuiseries des 200 fenêtres seront remplacées. Une trentaine de centimètres de laine de verre isolera les combles, tandis que les murs bénéficieront d’une isolation par l’intérieur. « Le travail sur l’enveloppe doit s’adapter aux contraintes d’un édifice classé », précise Gérard Gombert, conducteur de travaux à la Ville. Par exemple, aucune isolation ne peut être installée sur les pourtours en pierre de Bourgogne des fenêtres.
Au total, 25 entreprises interviennent sur le chantier, sous la houlette d’une double maîtrise d’œuvre, Ateliers Lion Associés et l’architecte en chef des Monuments historiques, Eric Pallot. Démarrés ce printemps, les premiers travaux portent sur le désamiantage des plafonds et des cloisons. L’installation progressive d’échafaudages annonce une longue période de rénovation des charpentes, de maçonnerie sur la façade en pierre et de nettoyage des sculptures. A lui seul, le lot échafaudages s’élève à 750 000 euros : 5 000 m2 sont successivement déployés sur une hauteur de 25 m en trois temps, de même que 3 000 m2 de bâches parapluie sur le toit afin de pouvoir mener le chantier dans toutes les conditions météorologiques.
Le seul volume ajouté à l’édifice se situe sur le toit à l’arrière du musée, il abritera la cage de l’ascenseur de la tour de Bar. La municipalité met par ailleurs à l’étude la rénovation de la place de la Sainte-Chapelle, point d’entrée latéral du musée, dans l’esprit de celle déjà réalisée rue Longepierre.

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