Expositions

Une singularité Universelle

Mots clés : Architecture - Conservation du patrimoine

À l’occasion du 50e anniversaire de la fondation Calouste-Gulbenkian à Paris, la Cité de l’architecture et du patrimoine présente avec l’exposition « Les universalistes » un demi-siècle de production architecturale portugaise. Une mise en perspective qui permet de mesurer l’ampleur de son caractère interdisciplinaire et de son inclusion dans diverses dynamiques mondiales au cours des cinq dernières décennies.

La globalisation confère à la notion d’universalisme une place de plus en plus importante dans les débats, et cette exposition consacrée au Portugal en témoigne. Depuis le XVIIIe siècle et jusqu’à il y a une trentaine d’années, l’universalisme était essentiellement perçu comme une idée occidentale, et ce, malgré les contours qu’avait pu en proposer Emmanuel Kant dans son Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique (1784).

À l’inverse, l’actuelle propension à l’« internalisation de l’autre » – le commissaire de l’exposition, Nuno Grande, emploie le terme « hétéronymie » – rend désormais possibles des universalismes divers ; un oxymore aussi prometteur que celui de « folklore planétaire » développé, dans les années 1960, par le plasticien Victor Vasarely.

L’état présent de l’architecture semble en effet montrer, entre autres, la capacité du modernisme occidental à se survivre en se fondant dans des situations et des contextes d’une grande pluralité. De ce point de vue, le Portugal aurait été aux avant-postes, pour des raisons historiques et géographiques notamment : sa situation à l’extrémité occidentale de l’Europe le prédestinait à s’ouvrir au monde et au mélange. Nuno Grande défend ainsi un « universalisme autre »,...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 251 du 18/05/2016
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