Enjeux

Une Scop du Sud-Ouest au sommet du très haut débit

Mots clés : Métier de l'immobilier - Télécommunications

Fondée en 1973 près de Toulouse par un curé, un notaire et un banquier, Scopelec est aujourd’hui un acteur incontournable de son marché.

Spécialisé dans la conception, la réalisation et la maintenance de différentes infrastructures (télécommunications, distribution d’énergie, etc.), Scopelec a acquis une expertise dans les réseaux filaires cuivre, fibre optique très haut débit (FTTH) et mobiles. Cette adaptation aux évolutions technologiques et aux exigences du marché, qui tend à se concentrer, lui permet d’occuper une position de premier plan auprès d’Orange. Sur la liste des cinq fournisseurs FTTH référencés par l’opérateur, le groupe fait partie des trois indépendants capables d’offrir une prestation globale : de la construction des infrastructures au raccordement client final. Il devrait dépasser 20 % de part de ce marché et réaliser un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2015.

Créée pour résister à l’exode rural.

Depuis sa création en 1973 à Revel (Haute-Garonne), la société coopérative et participative (Scop) a fait du chemin. Créer de l’emploi sur un territoire rural, frappé par le déclin de l’industrie du meuble et l’exode rural, était la première motivation de ses trois fondateurs : le curé, le notaire et le banquier. Après une première activité de pose de composants électroniques, ils profitent du plan national de déploiement du téléphone. « Ils voulaient créer une activité pour ensuite la céder. D’où le choix du statut de Scop pour pouvoir la transmettre aux salariés », raconte François-Guy Salvagniac, directeur de l’action participative chez Scopelec. Jean-Luc Candelon, l’actuel président du groupe, fait ainsi partie des 13 premiers coopérateurs. Rien ne destinait le professeur d’éducation physique à travailler chez Scopelec. Mais le natif de Revel voulait rester au pays. Aujourd’hui, il est à la tête d’un groupe avec plus de 70 implantations dans l’Hexagone et l’outre-mer. L’aventure commence en 2003 avec l’acquisition de Sauge à Montardon (Pyrénées-Atlantiques) : « Scopelec n’avait une chance de survivre que si elle avait une couverture nationale et une taille critique », insiste Pierre Borda, directeur stratégie et développement. Objectif atteint en 2010 avec l’acquisition de Setelen, dans la Loire, et GMS, dans les Alpes-Maritimes. A cette date, la Scop franchit le cap des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

En parallèle, elle poursuit sa diversification. En 2013, elle rachète Gobé, filiale de TDF dans les Hauts-de-Seine. Elle complète ainsi son offre dans l’infrastructure des télécommunications et gagne de nouvelles compétences radio, ainsi qu’une présence à l’international. L’export est d’ailleurs le prochain objectif, de même que le gain en productivité. Pour cela, elle s’appuie sur des principes de management participatif favorisé par son statut de Scop. A cet égard, elle a été labellisée Afaq 26000 dans le cadre de sa démarche RSE.

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ENCADRE

Chiffre d’affaires : 260 millions d’euros en 2014. Effectif : 2 500 salariés. Un groupe organisé autour de la SA coopérative Scopelec, détenue à 65 % par les salariés. Filiales : Scopelec, Sauge, Setelen, GMS, OSN Sud, DHT, ATDI, ETETP, Gobé, Géoptic et Lanux.

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